mercredi 4 juillet 2018

AIRSCULPTURE: Travelling Light (2018)

“Travelling Light must be the best of both worlds of the Berlin and the England School, which meet here in an impressive and rather explosive EM cocktail”
1 Travelling Light 59:32
2 Convoi Exceptionel 13:10

Airsculpture Music (CD/DDL 77:42)
(Berlin & England School)
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  **Chronique en français plus bas**
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Recorded at the E-Day 2015 festival in Oirschot, the Netherlands, “Travelling Light” takes us back to the intricate structures which have made up the essence of Graveyard Shift. Either be with a long track of almost an hour where Adrian Beasley, John Christian and Peter Ruczynski develop an electronic music always faithful to the signature of Airsculpture.
An introduction of atmospheres where we float with Mellotron nebulous pads and lot of chthonic voices. Beyond these sound shadows rises a synth song whose nasal tone imitates that of a saxophone with tenderly moving solos. A thin line of distortions opens an avenue for beautiful pads of an old organ around the 10 minutes. The processional movement becomes more austere for a short moment, the time that the sequencer gets out of its silence to structure the first rhythmic phase of "Traveling Light". Under white noises, radioactive effects and ectoplasmic chants, the structure of the sequencer extends a good rhythmic bipolarity which reaches a vertiginous peak rather quickly. The movement is frenzied with tones of both wooden and metallic balls twirling on a conveyor manhandled by mechanical spasms. Fog patches spread the usual mysticism effects at the Berlin School as synth lines bicker a tonal intensity with the distortions of a guitar. The rhythmic structure continues its spasmodic phase with sequencers as frenetic as a dozen hands beating tense skins without rhythmic cohesion, while the scenery is composed of synth lines which twirl and twirl in banks of mechanized fog. Breathless, the beats reach an exhausted point in these benches around the 32nd minute, establishing the first ambiospherical phase, I'm not talking the introduction, in "Traveling Light". Misty and fluttered tunes pass through this 5-minute passage where another rhythmic structure gets to try building a new life. Less explosive and nevertheless persistent, this 2nd phase emerges more vividly around the 45th minute with clear sequences which leap like Bambi's feet on a frozen pond. Always woven tight, the ambiences evaporate when sequences filled of organic radiations give an unexpected heaviness to a final that justifies its length by the addition of good solos, guitars and synths, but also with a sequencer on the edge of exploding so much its roars vibrate of distortions. This is some good Airsculpture that won't disappoint their fans. "Convoi Exceptionel" is an excellent title that is tasted a little more easily in its shortened envelope. From the opening, a pulsating rhythm is densely covered by clouds of shadowy synth and by sinusoidal waves. Distorted keys bursting with ectoplasmic tones get in this dance for one-legged people on steroids that decorative elements unique to the universe of EM cover in a shroud of sonic oddities. Synth solos pierce this soundscape and fly over a rhythmic structure which crumbles under the weight of its elements. And if the rhythm reaches a harmonic fluidity, some keys remain shadowed by distortions until "Convoi Exceptionel" reaches a saturation point around 6 minutes. A phase where a more conventional movement of the sequencer makes its keys palpitate in an analog heat and where "Convoi Exceptionel" flies to a solid Berliner electronic rock filled by chthonic humming and by sequences which jump so strongly, even with shadows of white noises clinging to their palpitations, in order to crash in a rock final such as a Deep Purple without Ritchie Blackmore nor Ian Paice.
Travelling Light” is another solid opus from Airsculpture. It's a big electronic rock where the rare moments of atmospheres are hardly quieting down neurons excited by these rhythmic designs always elusive. And these tones eroded by white noises and by distortions bring the convoluted rhythms of the English trio to levels comparable to the best of both worlds of the Berlin and the England School, which meet here in an impressive and rather explosive cocktail of these 78 minutes of “Travelling Light”.
Sylvain Lupari (July 3rd, 2018) *****
synth&sequences.com
Available in CD & DDL on Airsculpture Bandcamp

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CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Enregistré lors du festival E-Day 2015 à Oirschot, Pays-Bas, “Travelling Light” nous amène aux structures alambiquées qui composaient l'essence de Graveyard Shift. Soit avec une longue pièce-phare de près d'une heure où Adrian Beasley, John Christian et Peter Ruczynski élaborent une musique électronique toujours fidèle à la signature d'Airsculpture.
Une introduction d'ambiances où on flotte avec des nappes de Mellotron et de voix chthoniennes. Au-delà de ces ombres sonores s'élève un chant de synthé dont le ton nasal imite celui d'un saxophone aux solos tendrement émouvants. Un filet de distorsions ouvre une avenue pour de belles nappes de vieil orgue autour des 10 minutes. Le mouvement processionnel devient plus austère pour un bref instant, le temps que le séquenceur sorte de son mutisme afin de structurer la première phase rythmique de "Travelling Light". Sous des bruits blancs, des effets radioactifs et des chants ectoplasmiques, la structure du séquenceur étend une belle bipolarité rythmique qui atteint une pointe vertigineuse assez rapidement. Le mouvement est frénétique avec des tonalités tant de billes en bois que métalliques qui virevoltent sur un convoyeur malmené de spasmes mécaniques. Les nappes de brouillard étendent les effets de mysticisme usuels au Berlin School alors que des lignes de synthé se chamaillent un degré d'intensité tonale avec les distorsions d'une guitare. La structure de rythme continue sa phase spasmodique avec des séquenceurs aussi frénétiques qu'une dizaine de mains tapant des peaux tendues sans eurythmie rythmique, alors que le décor reste constitué de lignes de synthés qui tournicotent et virevoltent dans des bancs de brouillards mécanisés. À bout de souffle, les battements s'épuisent dans ces bancs autour de la 32ième minute, instaurant la première phase, j'oublie l'introduction, ambiosphérique de "Travelling Light". Des chants brumeux et flûtés transitent dans ce passage de 5 minutes où tente de revivre une structure rythmique. Moins explosive et néanmoins tenace, cette 2ième phase émerge plus vivement autour de la 45ième minute avec des séquences limpides qui bondissent comme des pieds de Bambi sur un étang gelé. Toujours tissées serrés, les ambiances s'évaporent lorsque des séquences gorgées de radiations organiques donnent une lourdeur inattendue à une finale qui justifie sa longueur par l'ajout de bons solos, guitares et synthés, mais aussi avec un séquenceur sur le bord d'exploser tant ses rugissements vibrent de distorsions. Du bon Airsculpture qui ne décevra pas ses fans. "Convoi Exceptionel" est un excellent titre qui se déguste un peu plus dans son enveloppe écourtée. Dès l'ouverture, un rythme pulsatif est densément recouvert de nappes de synthé nuageuse et d'ondes sinusoïdales. Des ions distordues et gorgés de tonalités ectoplasmiques s'invitent à cette danse pour unijambistes sur stéroïdes que des éléments décoratifs uniques à l'univers de la MÉ recouvrent dans un linceul de bizarretés soniques. Des solos de synthé percent ce voile sonore et pour survoler une structure rythmique qui chevrote sous le poids de ses éléments. Et si le rythme atteint une fluidité harmonique, certains ions restent ombragés par des distorsions jusqu'à ce que "Convoi Exceptionel" atteigne un point de saturation autour des 6 minutes. Une phase où un mouvement plus conventionnel du séquenceur fait palpiter ses ions dans une chaleur analogue et où "Convoi Exceptionel" s'envole vers un solide rock électronique Berliner rempli de nappes chthoniennes et de séquences qui bondissent aussi vivement, même avec des ombres de bruits blancs accroché à leurs palpitations, afin de crasher dans une finale aussi rock qu'un Deep Purple sans Ritchie Blackmore ni Ian Paice.
Travelling Light” est un autre solide opus d'Airsculpture. C'est du gros rock électronique où les rarissimes moments d'ambiances reposent à peine des neurones excitées par ces designs rythmiques toujours insaisissables. Et ces tonalités érodées par des bruits blancs et des distorsions amènent les rythmes tarabiscotés du trio Anglais à des niveaux comparables au meilleur des 2 univers de la Berlin et de l'England School qui se rencontrent ici dans un impressionnant cocktail assez explosif sur ces 78 minutes de “Travelling Light”.

Sylvain Lupari 03/07/18

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