lundi 11 juin 2018

MYPAN: Perpetuum Musica Momentum (2018)

“Not too complicated to love with its appealing and magnetizing songs Perpetuum Musica Momentum is an album which shows a good future of Mypan”
1 Transcendens 5:43
2 Perpetuum Sensum Part 1 11:09
3 Perpetuum Cosmicum 7:02
4 Motivum Secundum Locum Africa 6:00
5 Perpetuum Musica 6:34
6 Tempestas 6:50
7 Momentum 7:11
8 Perpetuum Sensum Part 2 12:00

SynGate Wave MP01 (62:32)
(Harmonious, minimalist & New Berlin School)

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  **Chronique en français plus bas**
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What one can do with a Cubase 5, a handful of VST and a lot of imagination! An album like “Perpetuum Musica Momentum” of which the freshness, the candor and the spontaneity brings us to territories where the melodies become intrusive ear-worms. Mypan, Michael Stehl's project, is the latest discovery of the German label SynGate which keeps bringing new artists very interesting since Kilian Schloemp-Uelhoff took the guides in autumn 2011. His latest discovery is a passion of the genre. A self-taught musician and composer from Grebenstein, Germany, who is guided by his intuition and imagination. Evolving at ease in minimalist music settings like Philip Glass or Mike Oldfield, Mypan and his Cubase 5, as well as his few clusters of VST, concocted an album which is literally an ear-worm's weaving machine.
And it's through an intense corridor of dark and very intrusive atmospheres that "Transcendens" begins its first mission; seduce a new public adept of the Berlin School and its sub-genres. A panoply of synth lines is juxtaposed into a cathédralesque mission to form a hymn played on the organ. The multiple layers and their impulses play on the intensity of the arrangements with implosions points which are created by the slow and oblong interlacing of the multi-lines, carving a strong envelope of drama and tragedy with an attractive musical vision. It's in the minimalist coat of arms of Philip Glass that "Perpetuum Sensum Part 1" blooms between our ears. Piano chords, tampered with by a sequencer, swirl sharply in an introduction where a roaring bass line drowns the approach of the Halloween genre of the minimalist ritornello. It's the beginning of a carousel of harmonies with well-diversified tints that is organized with several series of chords, of slow orchestrations and of layers of voices which get grafted in turn, making of the taciturn ambiences of "Perpetuum Sensum Part 1" a musical box of delight where our senses go through the whole range of emotions. A superb intrusive movement which will be more lively, more in mode electronic rock in "Perpetuum Sensum Part 2".
"Perpetuum Cosmicum" is another nice track built on a rotating movement and chords with slightly nuanced shades, and in sounds and in rhythmic colors. Two lines of spheroidal rhythms, one of which is imbued of cosmic flavors, intertwine their magic while the synth weaves here dreamlike songs which float in harmony with the different gravitational effects of the rhythms. The voices of NASA add a very decorative touch to this sequenced antiphon that will stick you a couple of chills in the back. The more I listen and the more I hook onto it! Built on a suite of staccato orchestrations, "Motivum Secundum Locum Africa" is the most complex composition of Mypan on his first opus, since the second part plunges us into a tribal universe with very tight chords, it sounds like an Ichigenkin, which resonate on Tibetan chimes. The whole thing is based on an always minimalist approach. "Perpetuum Musica" is a title at the crossroads of Clara Mondshine, Memory Metropolis era, and Mike Oldfield, Platinum era, with a variegated opening of aggressive tones and where the structure of rhythm grows like this platinum disco Punkadiddle. Mike Oldfield's imprint goes all the way to "Tempestas", a nice ballad where the foggy introduction is swept away by a progressing rhythm in a well-balanced din. "Momentum" gets more electronic with a seductive lullaby which shuns a bit the minimalist approaches of “Perpetuum Musica Momentum”. The synth is quite beautiful and sings a nursery rhyme on sequenced chords that roll like a nocturnal dance of these ballerina's statuettes whose grace and nobility are frozen in our childhood memories.
With its mix of New Berlin School of the IC/Software years and its scents of Mike Oldfield, “Perpetuum Musica Momentum” is an album not too complicated to love with its appealing and magnetizing songs. This first album of Mypan suggests a great potential, because of the very harmonious vision of Michael Stehl and his desire to tread more adventurous territories without moving too far from the comfort zone of his melodies. There are little jewels of simplicity in this album that will seduce you from the first listen. The rest belongs to your imagination and its senses! Yes, the future looks promising for Mypan!

Sylvain Lupari (June 10th, 2018) ***¾**
Available on HQ CD-R and on DL on SynGate Bandcamp
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CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Ce que l'on peut faire avec un Cubase 5, une poignée de VST et beaucoup d'imagination! Un album comme “Perpetuum Musica Momentum” dont la fraîcheur, la candeur et la spontanéité nous amène vers des territoires où les mélodies deviennent d'intrusifs ver-d'oreilles. Mypan, projet de Michael Stehl, est la dernière trouvaille du label Allemand SynGate qui ne cesse d'amener de nouveaux artistes très intéressants depuis que Kilian Schloemp-Uelhoff en a pris les guides en automne 2011. Sa dernière découverte est un passionné du genre. Un musicien compositeur autodidacte de Grebenstein, en Allemagne, qui est guidé par son intuition et son imagination. Évoluant à l’aise dans des paramètres de musique minimaliste à la Philip Glass ou Mike Oldfield, Mypan et son Cubase 5, ainsi que ses quelques grappes de VST, a concocté un album qui est littéralement une machine à tisser des ver-d'oreilles.

Et c'est par un intense corridor d'ambiances ténébreuses et très intrusives que "Transcendens" débute sa première mission; séduire un nouveau public adepte de la Berlin School et de ses sous-genres. Une panoplie de lignes de synthé se juxtaposent en une mission cathédralesque afin de former un cantique joué à l'orgue. Les multiples strates et leurs élans jouent sur l'intensité des arrangements avec des points d'implosions qui se créent par les lents et oblongs entrelacements des multi-lignes, sculptant une forte enveloppe de drame et de tragédie avec une séduisante vision musicale. C'est dans les armoiries minimalistes de Philip Glass que "Perpetuum Sensum Part 1" fleurit entre nos oreilles. Des accords de piano, trafiqués par un séquenceur, tournoient vivement dans une introduction où une ligne de basse bien ronflante noie l'approche du genre Halloween de la ritournelle minimaliste. C'est le début d'un carrousel d'harmonies aux teintes bien diversifiés qui s'organise avec plusieurs séries d'accords, de lentes orchestrations et des nappes de voix qui se greffent à tour de rôle, faisant des ambiances taciturnes de "Perpetuum Sensum Part 1" un parc d'amusements musical où nos sens passent par toute la gamme des émotions. Un superbe mouvement très intrusif qui sera par contre plus animé, plus en mode rock électronique dans "Perpetuum Sensum Part 2".
"Perpetuum Cosmicum" est un autre beau titre construit sur un mouvement rotatif et des accords aux teintes légèrement nuancées, et en sons et en couleurs rythmiques. Deux lignes de rythmes sphéroïdales, dont une qui est imbibée de saveurs cosmiques, entrelacent leurs magies alors que le synthé tisse ici des chants oniriques qui flottent en harmonie avec les différents effets gravitationnels des rythmes. Les voix de la NASA ajoutent une touche très décorative à cette antienne séquencée qui va vous coller une couple de frissons dans le dos. Plus j'écoute et plus j'accroche! Monté sur une suite d'orchestrations en staccato, "Motivum Secundum Locum Africa" est la composition la plus complexe de Mypan sur son premier opus, puisque la 2ième partie plonge dans un univers tribal avec des accords très pincés, on dirait un Ichigenkin, qui résonnent sur des carillons tibétains. Le tout se fond dans une approche toujours minimaliste. "Perpetuum Musica" est un titre à la croisée de Clara Mondshine, époque Memory Metropolis, et Mike Oldfield, époque Platinum, avec une ouverture bariolée de tonalités agressives et où la structure de rythme croisse comme ce disco platine de Punkadiddle. L'empreinte de Mike Oldfield va jusque dans "Tempestas", une belle ballade où l'introduction brumeuse est balayée par un rythme progressant dans un vacarme bien dosé. "Momentum" redevient plus électronique avec une belle berceuse qui fuie un peu les approches minimalistes de “Perpetuum Musica Momentum”. Le synthé est beau et chante une comptine sur des accords séquencés qui roulent comme une danse nocturne de ces ballerines en statuettes dont la grâce et la noblesse restent figés dans nos souvenirs d'enfance.
Avec son mélange de la New Berlin School des années IC/Software et ses parfums de Mike Oldfield, “Perpetuum Musica Momentum” est un album pas trop compliqué à aimer avec ses ritournelles aussi séduisantes que magnétisantes. Ce premier album de Mypan laisse entrevoir un très beau potentiel, à cause de la vision très harmonieuse de Michael Stehl et de son désir de fouler des territoires plus aventureux sans pourtant trop s'éloigner de la zone de confort de ses mélodies. Il y a des petits bijoux de simplicité dans cet album qui va vous séduire dès la première écoute. La suite appartient à votre imagination et ses sens! Oui, l'avenir s'annonce prometteur pour Mypan!

Sylvain Lupari 10/06/18

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