dimanche 3 juin 2018

FRINGO CHILLS: ...in the Nature (2018)

“This album is much designed for fans of Chill Ambient music with this hint of psychedelism on soft rhythms full of sonic reflections as seductive as unexpected”
1 Heaven's Drops 12:43
2 Andthencomestherain 10:10
3 Grecko 16:55
4 Sky 19:39
5 An Undiscovered Cave 17:46

SynGate/Luna | FC02 (CD-r/DDL 77:12)
(Chill Ambient)
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  **Chronique en français plus bas**
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A distant synth wave gradually covers our eardrums. Bass impulses give the impression that a big machine hums in this seraphic setting where a few jumping keys sprout. The synth lines get agglutinate sparingly, giving a purify soundscape while being quite ethereal. Silence imposes a brief atonal moment around 210 seconds. Moment when the sky leaks drops of sounds as pure as crystal and where a single sheet of synth extends its buzzing lines. Evolving slowly, "Heaven's Drops" drops these drops with the precision of a hammer which tirelessly knocks on a hard glass anvil. And its repetitive strokes form the basis of an unexpected rhythm with a very discreet echo effect which, multiplied with the jumping keys and the jingles of percussion, feeds a structure of ambient rhythm which sparkles between the ears while the textures of the synth pads are evolving into a more angelic vision. “…In the Nature” follows the model proposed by Fringo Chills in his first album ... The First Time, released in 2015 on SynGate label, with long meditative structures where germ some ambient rhythms. Except for "Andthencomestherain" which is a title where the ambiences and the musical panorama are darker. No rhythm here, and the elements of ambient music evolve with the color of the time. The blows and layers of synth extend an effect of black ink in the heavens of this soundscape where chthonic voices call for the rain. A fine rain which will fall in the 2nd part of the 10 minutes of this title. As for me, this title brings nothing to “…In the Nature”, especially that these main elements of charms are found without looking in the next 3 tracks of this album.
"Grecko" offers an introduction tinted of these cavernous atmospheres. Organic noises ooze from the walls whereas voices embryos float with an uncertain approach. This staging, which sometimes flirts with the Zeit's atmospheres, of more or less 7 minutes gives birth to a structure of linear rhythm where the sequences jump nonchalantly in a universe colored of psychedelic essences. "Sky" also breathes these scents of Zeit with a rich adornment where the synth breezes converge with a din in their tonal differences. A movement of the sequencer sculpts an ambient rhythm which beats with the regularity of a clock in a hurry to finish the deadline of its time. The ambience elements which accompany its minimalist progression become as rich as in its introduction, blowing, ululating and multiplying strata and sonic sediments that give a surreal tint to a setting already rich in sounds and tones. "An Undiscovered Cave" is the most successful of these 3 titles looking like sound researches done outside of our comfort zone. The approach is very Steve Roach at times. If the breezes are hollow, cavernous, and full of ghostly voices, the rhythm which comes out has all the appearances of a structure designed to charm the ears in its hypnotic approach. The sequences seem soaked with water and emit glaucous tones in the footprints of their hobbling hooves. The synth waves are very close to Pink Floyd's territories here, giving even more relief to this string of sequences that detaches its keys spinning around like a swarm of lost steps. Two lines of rhythms and an abundance of synth strata with aromas of the 60's and 70's, "An Undiscovered Cave" and that kind of title which makes the eyes as wide as the ears. Even the ambiances of its finale seem to have the colors necessary to revive the music on another theme.
…In the Nature” is designed for fans of Chill Ambient music with its hint of psychedelism and its soft rhythms to sonic reflections as seductive as unexpected. The way Frank Rothe manages to combine these textures of Tangerine Dream's Pink years and Pink Floyd's 69-71 years in order to marinate them in structures of ambient electronic rhythm is undeniably the strong flavor of this album. Five long titles with an average length of 15 minutes, this second opus of Fringo Chills also has its moments of length. It's an evil for a good if one wants to recharge our serenity since the oases of surprises arise here and there in order to revitalize the listening of “…In the Nature”.

Sylvain Lupari (June 1st, 2018) ***½**
synth&sequences.com
Available on
SynGate Bandcamp


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CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Une lointaine onde synthétisée recouvre graduellement nos tympans. Des impulsions de basse donnent une impression qu'une grosse machine ronfle dans ce décor séraphique où germent quelques ions sauteurs. Les lignes de synthés s'agglutinent avec parcimonie, donnant un paysage sonore épuré tout en étant assez éthéré. Le silence impose un bref moment atonal autour des 210 secondes. Moment où les cieux se percent en échappant des gouttes de sons aussi pures que du cristal et où une seule nappe de synthé étend ses lignes bourdonnantes. Évoluant lentement, "Heaven's Drops" laisse tomber ces gouttes avec la précision d'un marteau qui inlassablement cogne sur une dure enclume en verre. Et ses coups répétitifs forment la base d'un rythme inattendu avec un effet d'écho, très discret, qui, multiplié avec des ions sauteurs et des cliquetis de percussions, alimente une structure de rythme ambiante qui pétille entre les oreilles alors que la texture des nappes de synthé évolue dans une vision plus angélique. “…In the Nature” suit le modèle proposé par Fringo Chills dans son premier album ...The First Time, paru en 2015 sur étiquette SynGate, avec de longues structures méditatives où germent des formes de rythmes ambiants. Sauf pour "Andthencomestherain" qui est un titre où les ambiances et le panorama musical est plus sombre. Point de rythme ici, et les éléments d'ambiances évoluent avec la couleur du temps. Les jets et les nappes de synthés étendent un effet d'encre noir dans les cieux de ce paysage sonore où les voix chthoniennes appellent la pluie. Une pluie fine qui tombera dans la 2ième partie des 10 minutes de ce titre. En ce qui me concerne, ce titre n'apporte rien à “…In the Nature”, surtout que ces principaux éléments de charmes se retrouvent sans chercher dans les 3 prochains titres de cet album.
"Grecko" propose une introduction teinte dans des ambiances caverneuses. Des bruits organiques suintent des murs alors que des embryons de voix flottent avec une approche incertaine. Cette mise en scène, qui flirte par moments avec les ambiances de Zeit, de plus ou moins 7 minutes accouche d'une structure de rythme linéaire où les séquences sautillent mollement dans un univers bariolé d'essences psychédéliques. "Sky" respire aussi ces parfums de Zeit avec une riche parure où les brises de synthé convergent avec un fracas dans leurs différences tonales. Un mouvement du séquenceur sculpte un rythme ambiant qui bat avec la régularité d'une horloge pressée d'en finir avec l'échéance de son temps. Les éléments d'ambiances qui accompagnent sa progression minimaliste deviennent aussi riche que dans son introduction, soufflant, ululant et multipliant strates et sédiments soniques qui donnent une teinte surréaliste à un décor déjà bien riche en sons et en tons. "An Undiscovered Cave" est le plus réussi de ces 3 titres aux allures de recherches sonores effectuées hors de notre zone de confort. L'approche fait très Steve Roach par moments. Si les brises sont creuses, caverneuses, et pleine de voix fantomatiques, le rythme qui en sort à toutes les apparences d'une structure conçue afin de charmer les oreilles dans son approche hypnotique. Les séquences semblent imbibées d'eau et émettent des tons glauques dans les empreintes de leurs sabots clopinant. Les ondes de synthé sont très près des territoires de Pink Floyd ici, donnant encore plus de relief à ce chapelet de séquences qui détache ses ions tournant en rond comme une nuée de pas perdus. Deux lignes de rythmes et une abondance de strates de synthé aux arômes des années 60-70, "An Undiscovered Cave" et ce genre de titre qui fait écarquiller autant les yeux que les oreilles. Même que les ambiances de sa finale semblent avoir les couleurs nécessaires à relancer la musique sur un autre thème.
…In the Nature” est conçu pour les amateurs de musique Chill Ambient avec son soupçon de psychédélisme et ses rythmes mous aux reflets soniques aussi séduisants qu'inattendus. La façon dont Frank Rothe réussit à réunir ces textures des années Pink de Tangerine Dream et 69-71 de Pink Floyd afin de les mariner dans des structures de rythmes électroniques ambiants est indéniablement le coup de cœur de cet album. Cinq longs titres d'une durée moyenne de 15 minutes, ce 2ième opus de Fringo Chills comporte aussi ses moments de longueurs. Il faut en profiter pour faire le plein de sérénité puisque les oasis de surprises surgissent ici et là afin de revivifier l'écoute de “…In the Nature”.

Sylvain Lupari 01/06/18

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