samedi 7 avril 2018

GERT BLOKZIJL: Clavem (2018)

“Nothing less, nothing more, this Clavem is another good piece of minimalist EM in the allready vast repertoire of Gert Blokzijl”

1 Clavem 64:11
Gert Blokzijl Music (DDL 64:11) 
(Minimalist Berlin School)
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   **Chronique en français plus bas**
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I don't count anymore Gert Blokzijl's albums since I reviewed Interaction in 2015. More or less 35!? It's so much and that explains partially why I was incapable to support the pace of this other sonic phenomenon who multiplies his opuses as a cat enlarges ceaselessly the circle of the small adoptable kitties. But if I do it for Alba Ecstasy, why not for Gert Blokzijl? I came to this conclusion when my friend Piero (Alluste) Monachello hurried me to listen to this “Clavem”, an umpteenth album of the Dutch synthesist who seems very alone in his decor.
This long eponym title borrows the rivers of the minimalist EM with a herd of pulsations which explore the silence. How to fill the silence? First of all, Gert spreads a wide stratum of celestial voices and hollow breezes. The whole thing forges a concerto for sibylline murmurs. A fine pulsation, rather melodious, pierces this meditative veil just before the 8 minutes. While other nasal layers get grafted to it, this thin beat evolves of it minimalist approach while showing a subtle velocity. Another line of sequences with crunchy tones invites itself around the 10 minutes. Tangerine Dream's flavors embalm these layers with a zest of the Exit years. We stay a little in these same years when the ambient structure of "Clavem" limps with the arrival of percussions around the 15th minute. We think at the moment of these rhythms of Cosmic Funk from Robert Schroëder here with well-oiled sequences which resound in an attractive pattern of percussive effects. Charm is that there is just not enough! This is how by limping around sequences flickering such as curious dragonflies that the first part of "Clavem" goes to its first passage of ambiospherical elements at around the 25th minute. A short passage where the wind can be warmer and which revives a structure with two lines of different sequences wooing a main axis of rhythm. We think at once of Mirage. To this era of Klaus Schulze's wintry sequences! With their ambient loops and their flickering appeals, these sequences swirl with different tints to try to establish a solid knot which finally dance lightly around percussions and bass percussions. We are in a beautiful universe where the awaking dream is next to fascination for a kind of down-tempo which collapses under the weight of sequences rolling as in an accelerated version of Crystal Lake, one of Gert Blokzijl's strong influences. The race of the percussions slows down, then that of the sequences gets out of breath and throws even a dark and anesthetic morphic substance shortly after the 42 minutes. This phase of relaxation modifies the tint of its breezes for a period which exceeds the 10 minutes, while "Clavem" hits its 3rd phase of rhythm with a more animated revival for the last 10 minutes of the album.

Here you go! You have everything, everything and everything of this other Gert Blokzijl's album who offers yet another beautiful title, nothing more, of his very vast collection of compositions. It would seem that I should listen to Human. There are others before, but that will come!
Sylvain Lupari (April 7th, 2018) ***¾**
synth&sequences.com
You can find this album on Gert Blokzijl's Bandcamp
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CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Je ne compte plus les albums de Gert Blokzijl depuis que j'ai chroniqué Interaction en 2015. Plus ou moins 35!? C'est gros et ça explique en partie pourquoi j'ai été incapable de soutenir la cadence de cet autre phénomène sonique qui multiplie ses opus comme une chatte agrandit sans cesse le cercle des petits félins adoptables. Mais si je le fais pour Alba Ecstasy, pourquoi pas pour Gert Blokzijl? J'en suis venu à cette conclusion lorsque mon ami Piero (Alluste) Monachello m'a empressé d'écouter ce “Clavem”, un je ne sais combientième album du synthésiste Hollandais qui semble bien seul dans son décor.
Ce long titre éponyme emprunte les rivières de la MÉ minimaliste avec un troupeau de pulsations qui explorent le silence. Comment le meubler? Tout d'abord Gert étend une large nappe de voix célestes et de brises caverneuses. L'ensemble forge un concerto pour murmures sibyllins. Une fine pulsation, assez mélodieuse, perce ce voile méditatif tout juste avant les 8 minutes. Lors que d'autres nappes nasillardes s'ajoutent, elle évolue toujours de son approche minimaliste tout en affichant une subtile vélocité. Une autre ligne de séquences aux tonalités croustillantes s'invite autour des 10 minutes. Des parfums de Tangerine Dream embaument ces nappes avec un zest des années Exit. Nous restons un peu dans ces mêmes années lorsque la structure ambiante de "Clavem" clopine avec l'arrivée de percussions vers la 15ième minute. On pense à l'instant à ces rythmes de Funk cosmique à la Schroëder ici avec des séquences bien huilées qui résonnent dans un séduisant canevas d'effets percussifs. Le charme est qu'il y en a juste pas assez! C'est ainsi qu'en boitillant autour de séquences papillonnant comme des libellules curieuses que la 1ière partie de "Clavem" se dirige vers son premier passage d'éléments ambiosphériques vers la 25ième minute. Un court passage où le vent ne peut être plus chaleureux qui revigore une structure avec deux lignes de séquences différentes courtisent un principal axe de rythme. On pense tout de suite à Mirage. À cette ère des séquences hivernales de Klaus Schulze! Avec leurs boucles ambiantes et leurs attraits papillonnants, ces séquences tournoient avec des teintes différentes afin de tenter de constituer un nœud solide qui finalement dansotte autour de percussions et de basses percussions. Nous sommes dans un bel univers où le rêve éveillé côtoie la fascination pour un genre de down-tempo qui croule sous le poids de séquences roulant comme dans une version accélérée de Crystal Lake, une des grandes influences de Gert Blokzijl. La course des percussions s'étiole alors celle des séquences s'essouffle et jette même une substance morphique sombre et anesthésiante peu après les 42 minutes. Cette phase de relaxation modifie la teinte de ses brises pour une période qui dépasse les 10 minutes, alors que "Clavem" dispose de sa 3ième phase de rythme avec un renouveau plus vivant pour les 10 dernières minutes de “Clavem”.
Voilà! Vous avez tout, tout et tout de cet autre album de Gert Blokzijl qui offre un autre beau titre, sans plus, de sa très vaste collection de compositions. Il paraîtrait qu'il faut que j'écoute Human. Il y en a d'autres avant, mais ça viendra!
Sylvain Lupari 07/04/18

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