mercredi 18 avril 2018

AKIKAZE: Blue Sky Events (2014-2018)

“Multiple shifting phases with a solid links between, Blue Sky Events proposes an EM that should please the fans of IC's easy listening EM”
1 Blue Sky Events 16:18
2 Twist of Fate 9:13
3 Heart to Heart 5:16
4 Rebound 34:05
5 Leap of Faith 13:40

Syngate Wave | PCX5 (CD-r/DDL 78:40)
(Melodious evolving EM)
  **Chronique en français plus bas**

Peipijn Courant is another veteran on the scene of EM of the Berliner style which quietly seems to want to come out from the oubliette. After a very convincing first comeback album in Solstice last year, the musician behind Akikaze gives the ok to a reedition of his last solo album of which the release in December 2014 coincided with his 25 years of career. Consisted between October and November, 2014, the music of “Blue Sky Events” wears this small retro cachet which suits quite well with an artwork, terrible I grant it, which incites the eyes, and the ears, to run away towards paradisiac islands. And who saiys Akikaze says also long structures in movements with a touch of romanticism which makes the music of the Dutch musician more attractive and more effective than a first judgment lets appear.
An acoustic guitar launches the debate before that jerky orchestrations a la Tomita, Snowflakes are Dancing, propel the soft acoustic romance straight down to the bottom of our eardrums. Bass drums add a dramatic weight while the chirping of the electronic effects place the title-track in the comfort of its elements. The rhythm which follows is as much fluid as a race against the death with a good sequenced movement to which Akikaze adds nuances in the tones. A refrain a little baroque divides this wild rhythm which starts up again with a renewed vigor from a bass line capable of supporting this electronic rhythm inhabited by its phases of hesitation. These phases moreover which slow down the race of "Blue Sky Events" also propel the music towards new levels with the addition of orchestrations and of synth effects as harmonious as those of the 70's from the French exploratory movement. The strength of this album, and I believe that it's also one of the strengths of Peipijn Courant, is undoubtedly the subtle evolutions in the 16 minutes of "Blue Sky Events", and it's the same thing moreover for the gigantic "Rebound". Following the same main thread, the music, its harmonies and its effects, is constantly challenged by new elements which are grafted to the vertiginous race of the rhythm. A short acoustic interlude proposes a small phase of rest for neurons before the rhythm makes a strong comeback with a more electronic envelope which reminds me the music of Space Art or yet Michael Garrison. This duel between the analog perfumes and those more contemporary add a strong element of charm to this structure where the bass lines swallow the electronic percussions which nevertheless give some tonus to the metamorphic phases of this very good title-track. After a delicious introduction marked under the sign of an Irish bucolic romance, the flute of "Twist of Fate" leaves room to a more baroque approach with a very Tangerine Dream sequencing pattern of the Jive years which makes its keys skip in the vampiric layers of a dark organ. Even in its 9 minutes, this title, written in 1994 with Lambert Ringlage, also plays on these structures of pink-candies tunes with a cheerful flute which lets a more rock and dark approach devoured its rural instincts. This is melodious and the flute charms my beautiful Lise. That gives you an idea!
"Heart to Heart" is a title without rhythm, set apart for its bed of cardiac pulsations, where an electric guitar cries on a dense one décor of mist which derives in a cosmic approach. The beginning of "Rebound" is going to make you jump with a sound editing which seems to me to botched where noise of a delirious crowd roared out in our eardrums without warnings. No fade-in! I found that very unpleasant. We find the same thing on the original recording. Effects of fireworks, romantic guitar, astral keyboard and dreamy vibes, its 34 minutes adopts the shape and the evolutionary pattern of the title-track. The title is divided into several phases which go from pure electronic rock, driven quite hard by excited sequences, to cute and bucolic melodies, to some easy-listening EM and to ambiences which serve as springboard to divide the multiple phases of a title of which the many changes make us unhook by places. Divided into two segments, "Leap of Faith" proposes an introduction of ambient elements weaved on foggy layers where cries a synth and its lines of choir. This very nostalgic approach melts into an electronic tango led by a keyboard as much changeable in its approach than the structural flashes of lightning which lead the multiple phases bound by a work of monk in this “Blue Sky Events”.
An honest album with weaknesses at the level of the recording (fade - out and debuts are lacking finish) which annoy but decrease not at all the talent of Akikaze sound writer. The fans of light EM that we find on the IC label, I think among others of Megabyte, TeeKay, G.E.N.E. and the more commercial albums of Software, should like this album eyes closed!

Sylvain Lupari (April 18th, 2018) ***½**
You will find this album on SynGate Webshop
Peipijn Courant est un autre vétéran sur la scène de la MÉ de style Berliner qui tranquillement semble vouloir ressurgir des oubliettes. Après un premier album retour très convaincant en Solstice l'année dernière, le musicien derrière Akikaze donne le go à une réédition de son dernier album solo dont la sortie en Décembre 2014 coïncidait avec ses 25 ans de carrière. Composée entre Octobre et Novembre 2014, la musique de “Blue Sky Events” arbore ce petit cachet rétro qui s'accorde assez bien avec une pochette, affreuse je le concède, qui incite les yeux, et les oreilles, à s'enfuir vers des iles paradisiaques. Et qui dit Akikaze dit aussi longues structures en mouvements avec une touche de romantisme qui rend la musique du musicien Hollandais plus attrayant et plus efficace qu'un premier jugement laisse paraître.
Une guitare acoustique lance le débat juste avant que des orchestrations saccadées à la Tomita, Snowflakes Are Dancing, propulsent la douce romance acoustique tout au fond de nos tympans. Des grosses caisses ajoutent un poids dramatique alors que le pépiement des effets électroniques situent la pièce-titre dans le confort de ses éléments. Le rythme qui suit est aussi fluide qu'une course contre la mort avec un bon mouvement séquencé auquel Akikaze ajoute des nuances dans le ton. Un petit refrain baroque divise ce rythme effréné qui repart de plus belle avec une ligne de basse capable d'épauler ce rythme électronique habité par ses phases d'hésitation. Ces phases d'ailleurs qui ralentissent la course de "Blue Sky Events" propulsent aussi la musique vers de nouveaux niveaux avec l'ajout d'orchestrations et d'effets de synthé aussi harmonieux que ceux des années 70 du mouvement exploratoire Français. La force de cet album, et je crois que c'est aussi une des forces de Peipijn Courant, est sans aucun doute les subtiles évolutions dans les 16 minutes de "Blue Sky Events", et c'est la même chose pour le gigantesque "Rebound". Suivant un même fil conducteur, la musique, ses harmonies et ses effets, est constamment défiée par des nouveaux éléments qui se greffent à la course vertigineuse du rythme. Un petit intermède acoustique propose une courte phase de repos pour les neurones avant que le rythme ne revienne en force avec une enveloppe plus électronique qui me fait penser à la musique de Space Art ou encore de Michael Garrison. Ce duel entre les parfums analogues et ceux plus contemporains ajoutent un fort élément de charme à cette structure où les lignes de basses avalent les percussions électroniques qui pourtant donnent du tonus aux phases métamorphiques de cette très bonne pièce-titre. Après une savoureuse introduction marquée sous le signe d'une romance bucolique Irlandaise, la flûte de "Twist of Fate" laisse place à une approche plus baroque avec un séquenceur très Tangerine Dream des années Jive qui fait sautiller ses ions dans les nappes vampiriques d'un orgue ténébreux. Même dans ses 9:13, ce titre, composé en 1994 avec Lambert Ringlage, joue aussi sur ces structures de refrains rose-bonbons avec une flûte enjouée qui laisse une approche plus rock et sombre dévorée ses instincts champêtres. C'est mélodieux et la flûte charme ma belle Lise. Ça vous donne une idée!
"Heart to Heart" est un titre sans rythme, sauf pour son lit de pulsations cardiaques, où une guitare électrique pleure sur un dense décor de brume qui dérive dans une approche cosmique. Le début de "Rebound" va vous faire sursauter avec un montage sonore qui me semble bâclé où bruit d'une foule en délire rugi dans nos tympans sans avertissements. Pas de fade-in! J'ai trouvé ça très désagréable. On trouve la même chose sur l'enregistrement original. Effets de feux d'artifice, guitare romanesque, clavier astral et ambiances rêveuses, ses 34 minutes épousent le processus évolutif de la pièce-titre. Le titre est divisé en plusieurs phases qui vont du pur rock électronique, mené de plein fouet par des séquences fiévreuses, à de belles mélodies accroche-cœur et bucoliques, à des structures un peu New Age bien sobre et des ambiances qui servent de tremplin pour diviser les multiples phases d'un titre dont les moult changements nous font décrocher par endroits. Divisé en deux segments, "Leap of Faith" propose un introduction d'ambiances tissées de nappes brumeuses où pleure un synthé et ses lignes de chœur. Cette approche très nostalgique se fond dans un tango électronique mené par un clavier aussi versatile dans son approche que les éclairs structuraux qui mènent les multiples phases liées par un travail de moine dans ce “Blue Sky Events”.
Un album honnête avec des failles au niveau de l'enregistrement (les fade-out et les débuts manquent de fini) qui agacent mais ne diminuent en rien la talent de scripteur sonique de Akikaze. Les amateurs de la musique légère du label IC, je pense entre autres à Megabyte, TeeKay, G.E.N.E. et les albums plus commerciaux de Software devraient aimer cet album les yeux fermés!

Sylvain Lupari (18/04/2018)

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