lundi 5 mars 2018

INDRA: Archives-Diamond Three (2016)

“Even with structures which looks alike, the EM of Indra is always an ear-catchy cocktail of tones and of growing beats”
1 Ticket to the Moon 19:40
2 Intermezzo 17:12
3 Rhythm & Elegance 22:26
4 Underground 13:36

Indra Music (CD/DDL 72:57)
(Roumanian School)
   **Chronique en français plus bas**
Same or not the same, the music of Indra is always a seductive cocktail of electronic subtleties finely developed by the very poetic vision of the Rumanian synthesist. It's thus without great surprises that I discover this 3rd chapter of the Diamond series from this impressive boxset of 25 CD entitled Archives. Sculpted around 4 long minimalist structures, “Diamond Three” adds nothing more that we know of the Indra universe. The one to whom we owe another ambitious project, The Tantric Celebration series, likes to walk on his structures to lay down his sonic powder which takes various forms of evolutionary rhythms where also pearl these sequences with rhythmic visions as much diversified as their tones. And as at each time, the music of Indra manages to make us frown of enchantment with unexpected progressions as well as a sound flora always very tasty for the sense of hearing.
"Ticket to the Moon" draws our attention straight out with an introduction sculpted by ample oscillations which flow like the ingurgitations of a submarine beast. Synth lines grab this huge bass line, creating a ballet of oceanic ebb to the colors of an eclipse. Amphibian or lunar, this introduction of colorful tones escapes towards the place of angels who bring out clarions and oboe. Pulsations emerge then around the 5th minute. They are arrhythmic and structure a slightly jerky rhythm which jumps up under the dense coat of velvet of an anesthetic synth. Between the up-tempo and Techno, this bed of pulsations displays its minimalist approach by playing a little with its velocity to reach peaks of intensity which are also coated by lines of mist and of voices. The sequences begin to sparkle, adding a rhythmic element which gives more depth to this line of rhythm of which the greediness will fade some 6 minutes later. Afterward, the introductory elements make a strong comeback to merge also in a long corridor where whistle a pleiad of astral winds. "Intermezzo" follows with lively ringings which join a herd of sequences among which the tones and the jumps are in confrontation in this structure of astral rhythm. Thin lines of monks' voices amplify the pastoral harmonies while the rhythmic skeleton is in minimalist mode and is of use as the basis to gurgling tones which try to bring "Intermezzo" towards a more psychedelic depth. The arrival of sober percussions redirects this structure towards an up-tempo where sing a good mixed choir. Diverse sound effects and other tones of sequences ring, sparkle and dance, while a superb angelic voice brings a feminine heat to this calm rhythm. Indra splits "Intermezzo" to bring it towards a short meditation phase before the rhythmic tumult returns with more vigor.
A good track which prepares the long and non-less great "Rhythm and Elegance". First of all, the intro is ethereal with layers of evasive effects and ringings which go towards a good muffled pulsation. The sequences are dancing lightly like electronic fireflies and the ascendancy of the ringings accentuates an effect of lascivious trance well maintained by the palpitations of the bass-drum. The evolution of this set of rhythmic elements pushes "Rhythm and Elegance" around an ear-catching percussions fauna and more fed percussive elements while taking care of well oxygenating its 22 minutes. Let's say that the music represents greatly the meaning of its title. Once again, my friend Indra has the intuition to bring out a rabbit of his hat. Living on a structure of rhythm in perpetual movement as well as on more ambient intermissions, "Underground" flits, and at times resounds, with a strong perfume of Klaus Schulze. The sequences skip over a pattern of some rather tribal percussions. And if the jingles of the percussions sparkle with a hypnotic approach, the sequences which flutter in all directions, as well as those sibylline winds which whistled in the finale of "Ticket to the Moon", plunge us into a part of Schulze's universe. And after a small phase of ambiosphères, always linked to the palpitations of the bass drum, the music of "Underground" shies away with a dress of Techno, Dance and Trance which always remains coated with a pleasant perfume of astral serenity.
As I wrote it higher; same or not the same, the music of Indra is always an ear-catchy cocktail of a EM finely elaborated to satisfy these ears in search of glittering tones and this soul in search of sensation, of emotion. We feast with "Rhythm and Elegance" and the rest will follow. It's always like that with Indra!
Sylvain Lupari (March 5th, 2018) ***¾**
You will find a way to buy this album on Indra's Bandcamp
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CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Pareil pas pareil, la musique d'Indra est toujours un séduisant cocktail d'artifices électroniques finement élaboré par la vision très poétique du synthésiste Roumain. C'est donc sans surprises appréhendées que je découvre le 3ième chapitre de la série Diamond de cet imposant coffret de 25 CD intitulé Archives. Sculpté autour de 4 longues structures minimalistes, “Diamond Three” n'ajoute rien de plus de ce que l'on connait de l'univers Indra. Celui à qui l'on doit un autre ambitieux projet, la série The Tantric Celebration, aime bien se promener sur ses structures pour étendre sa poudre sonore qui prend différentes formes de rythmes évolutifs où perlent ces séquences aux visions rythmiques aussi diversifiées que leurs tonalités. Et comme à chaque fois, la musique d'Indra réussit à nous faire sourciller d'étonnement avec des déroulements inattendus ainsi qu'une flore sonique toujours très appétissante pour l'ouïe.
"Ticket to the Moon" attire notre attention tout de go avec une introduction sculptée par des amples oscillations qui coulent comme des ingurgitations d'une bête sous-marine. Des lignes de synthé s'agrippent à cette énorme ligne de basse, créant un ballet de reflux océanique aux couleurs d'une éclipse. Amphibien ou lunaire, cette introduction de tonalités bigarrées s'évade vers le coin des anges qui sortent clairons et hautbois. Des pulsations émergent alors autour de la 5ième minute. Elles sont arythmiques et structurent un rythme légèrement saccadé qui bondit sous les denses nappes de velours d'un synthé anesthésiant. Entre le up-tempo et le Techno, ce lit de pulsations étale son approche minimaliste en jouant quelque peu avec sa vélocité afin d'atteindre des sommets d'intensité qui sont aussi nappés par des lignes de brume et de voix. Des séquences se mettent à pétiller, ajoutant un élément rythmique qui donne plus de profondeur à cette ligne de rythme dont la voracité s'émiettera quelques 6 minutes plus tard. Par la suite, les éléments introductifs reviennent en force pour se fondre aussi dans un long couloir où sifflent une pléiade de vents astraux. "Intermezzo" suit avec des tintements vifs qui rejoignent un troupeau de séquences dont les tonalités et les sautillements s'affrontent dans cette structure de rythme astrale. Un filet de voix de moines amplifie des harmonies pastorales alors que l'ossature rythmique est en mode minimaliste et sert d'assise à des tonalités gargouillantes qui tentent de diriger "Intermezzo" vers une profondeur plus psychédélique. L'arrivée des percussions sobres redirige cette structure vers un up-tempo où chantent de très bon chœurs mixtes. Divers effets sonores et autres tonalités de séquences tintent, pétillent et dansent, alors qu'une superbe voix angélique amène une chaleur féminine à ce rythme placide. Indra scinde "Intermezzo" afin de l'amener vers une phase de brève méditation avant que le tumulte rythmique ne revienne avec plus de vigueur.
Un bon titre qui prépare le très bon et long "Rhythm & Elegance". L'intro est éthérée avec des nappes d'effets évasifs et des tintements qui se dirigent vers une bonne pulsation sourde. Les séquences dansottent comme des lucioles électroniques et la prédominance des tintements accentue un effet de transe lascive bien maintenue par les palpitations de la batterie basse. L'évolution de cet ensemble d'éléments rythmiques pousse "Rhythm & Elegance" dans une séduisante faune de percussions et d'éléments percussifs plus nourrie en prenant soin de bien oxygéner ses 22 minutes. Mettons que la musique est à l'image du titre. Encore une fois, mon ami Indra a le flair pour sortir un lapin de son chapeau. Vivant sur une structure de rythme en perpétuel mouvement ainsi que sur des intermissions plus ambiantes, "Underground" volètent, et par moments résonne, dans un fort parfum Klaus Schulze. Les séquences sautillent sur un pattern de percussions plutôt tribales. Si les cliquetis des percussions pétillent avec une approche hypnotique, les séquences qui dansottent tout autour, de même que ces vents sibyllins qui sifflaient dans la finale de "Ticket to the Moon" nous plongent dans l'univers Schulze. Et après une petite phase d'ambiance, toujours attachée aux palpitations de la basse batterie, la musique de "Underground" se dérobe avec une robe Techno, Dance & Trance qui reste toujours enduite d'un agréable parfum de sérénité astrale.
Comme je l'écrivais plus haut; pareil pas pareil, la musique d'Indra est toujours un séduisant cocktail d'une MÉ finement élaborée afin de satisfaire ces oreilles en quête de tonalités étincelantes et cet âme en quête de sensation, d'émotion. On se régale avec "Rhythm & Elegance" et le reste suivra. C'est toujours comme ça avec Indra!
Sylvain Lupari 05/03/2018

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