mardi 27 mars 2018

BRAINWORK: Colours of the Soul (2018)

“Colours of the Soul is possibly the best album from Uwe Saher since a long time, if not is best over his long and fructuous career”

1 Dreaming Soul 24:31
2 Pulsating Soul 24:08
3 Wide Soul 10:35

BWCD 18 (CD 59:14)
(Berlin School, Ambient & EDM)
    **Chronique en français plus bas**
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A new album of Brainwork arouses as much the curiosity as the craze at the fans of EM and especially his fans' base which follow his activities since the release of Sunrise at the beginning of the 90's. If in these years an album of Brainwork followed one of Element 4, since 2003 Uwe Saher enjoys changing the roles by sticking albums under the name of Brainwork which rather wore the hat of Elment 4. This time “Colours of the Soul” proposes 3 long musical axes where the Berlin School style flirts with Dark Ambient without forgetting the fiery approach of Element 4 with the boiling track "Pulsating Soul".
It's thus with a ritornello fixed on a sequencer rotation that "Dreaming Soul" flows in the hypnotic beauties of a more contemporary Berlin School and of its charms. The initial movement always turning with the same delicacy whereas layers with perfumes ether rise to float and oscillate as if they were activated by a breeze as invisible as so delicate. A shadow of bass exiles itself out from the silence with curt notes which stretch in length their threatening heaviness. The percussions come then! Of a manual genre, they follow the serial and harmonious approach of the sequencer while giving some tonus to this structure which always makes us flirt with a state of hypnosis. It's at the bridge of the 6 minutes that we feel this minimalist approach smelling a light breeze of nuance, modifying the race of "Dreaming Soul" for a slower approach which facilitates the inlay of a synth and of its harmonious airs. Some nice fragrances of Robert Schroeder are floating here. The ritornello of the sequencer isolates itself at around the 12th minute in order to add a chord in plus which limps in the vapors of mist and ether. The nuance is small and nevertheless its impact will modify the pace of "Dreaming Soul" which at the moment remains misted and in the spheres of the 70's. That begins with the arrival of the knockings from a bass line and other knockings of percussions which add stimulus to these continuous repetitions, as harmonious as rhythmic, which swirl like a carousel to which a wheel is always missing. And Schroeder's perfumes return, looping the loop to this long interlude which has that slows down the hypnotic race of "Dreaming Soul" to which Uwe Saher adds percussive ornaments. A superb title which joins the big ones in Brainwork's repertoire!
Why do I have this feeling to hear Born to be Alive from the first blows of keyboard of "Pulsating Soul"? Because this title is all the opposite of "Dreaming Soul" with an approach of Dance Music adorned with the most beautiful assets of the 70's and of the more contemporary years. The structure of "Pulsating Soul" evolves on the same mode as "Dreaming Soul" with a progression in rhythm and in melody which follows its plan, including this little moment when the pulsations sparkle in solo. The music is not as aggressive as we can imagine after its start of hopping pulsations and cymbals tsitt-tsitt. Veils of violins cover these mooses of dance with a mesmerizing ethereal approach. And little by little Uwe (Element 4) Saher add keyboard keys which borrow the little evasive melody from the violins. These violins evolve by soft staccato while another line of the keyboard digs up a melody which evolves in the shade of the leading one. The more the music moves forward and the more we notice its nice effects of percussions, as in the opening track, adding more relief to a music of dance to which one listens to very well. With "Wide Soul", Brainwork attracts us in the Dark Ambient territories with a bed of drones which collects a nice melody with a translucent tone. These divergent elements bring the orchestrations to a very musical level by following the ethereal way of this opalescent line where we can even hear the humming of specters. And the set of these elements are nailing our subconscious in a state of charm since the first hummings of this title surprisingly musical for the kind. Surprising and very good, it concludes one of the best albums from Brainwork.

Sylvain Lupari (March 26th, 2018) ****½*
You will find a way to order this album on Brainwork's Web Shop
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CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Un nouvel album de Brainwork suscite autant de curiosité que d'engouement chez les fans de MÉ et surtout sa base de fans qui suivent ses activités depuis la parution de Sunrise au début des années 90. Si dans ces années un album de Brainwork suivait un de Element 4, depuis 2003 Uwe Saher s'amuse à changer la donne en collant des albums sous le nom de Brainwork qui portait plutôt le chapeau d'Elment 4. Cette fois-ci, “Colours of the Soul” propose 3 longs axes musicaux où le style Berlin School flirte avec le Dark Ambient sans oublier l'approche fougueuse d'Element 4 avec le bouillant "Pulsating Soul".
C'est donc avec une ritournelle fixée à une rotation du séquenceur que "Dreaming Soul" coule dans les beautés hypnotiques du Berlin School et de ses charmes plus contemporain. Le mouvement initial tournant toujours avec la même délicatesse alors que des nappes aux parfums d'éther s'élèvent pour flotter et osciller comme si elles étaient actionnées par une brise aussi invisible que tellement délicate. Une ombre de basse s'exile du silence avec des accords secs qui laissent trainer en longueur leurs menaçante lourdeur. Viennent ensuite les percussions! D'un genre manuel, elles suivent l'approche sérielle et harmonique du séquenceur tout en donnant du tonus à cette structure qui nous fait toujours flirter avec un état d'hypnose. C'est au pont des 6 minutes que l'on sent cette approche minimaliste sentir une légère brise de nuance, modifiant la course de "Dreaming Soul" pour une approche plus lente qui facilite l'incrustation d'un synthé et de ses chants harmoniques. De beaux parfums de Robert Schroeder flottent ici. La ritournelle du séquenceur s'isole vers la 12ième minute afin d'ajouter une touche de plus qui boitille dans des vapeurs de brume et d'éther. La nuance est petite et pourtant son impact modifiera la course de "Dreaming Soul" qui pour l'instant reste embué dans les sphères des années 70. Ça débute avec l'arrivée des cognements d'une ligne de basse et d'autres cognements de percussions qui ajoutent du stimulus à ces répétitions autant harmoniques que rythmiques qui tournoient comme un carrousel auquel il manque toujours une roue. Et les parfums de Schroeder reviennent, bouclant la boucle à cette longue interlude qui n'a que ralentit la course hypnotique de "Dreaming Soul" à laquelle Uwe Saher ajoute des ornements percussifs. Un superbe titre qui s'inscrit dans les grands du répertoire Brainwork!   
Pourquoi ai-je l'impression d'entendre Born to be Alive dès les premiers coups de clavier de "Pulsating Soul"? Parce que ce titre est tout le contraire de "Dreaming Soul" avec une approche de Dance Music paré des plus beaux atouts des années 70 et des années plus contemporaines. La structure de "Pulsating Soul" évolue sur le même mode que "Dreaming Soul" avec une progression en rythme et mélodie qui suit son tracé, incluant ce petit moment où les pulsations pétillent en solitaire. La musique n'est pas aussi agressive que l'on imagine après son départ de pulsations sautillantes et de cymbales tsitt-tsitt. Des voiles de violons recouvrent ces élans de danse avec une envoutante approche éthérée. Et peu à peu Uwe (Element 4) Saher ajoute des accords de clavier qui empruntent quelque peu l'évasive mélodie des violons. Ces violons évoluent en doux staccato alors qu'une autre ligne du clavier déterre une mélodie qui évolue dans l'ombre de la principale. Plus la musique avance et plus on remarque ses beaux effets percussifs, ajoutant plus de relief à une musique de danse qui s'écoute très bien. Avec "Wide Soul", Brainwork nous attire dans les territoires du Dark Ambient avec un lit de ronflements qui recueille une belle mélodie à la tonalité translucide. Ces éléments divergents amènent les orchestrations à un niveau très musical en suivant le chemin éthéré de cette ligne opalescente où l’on peut même entendre les fredonnements de spectres. Et l'ensemble de ces éléments rive notre subconscient dans un état de charme depuis les premiers bourdonnements de ce titre étonnement musical pour le genre. Surprenant et très bon, ça conclut un des meilleurs albums de Brainwork.

Sylvain Lupari 26/03/18
Synth&Sequences

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