vendredi 9 mars 2018

BEYOND BERLIN: Fine Tunes (2017)

“That's a bomb with wild rhythms beating in dark and sibylline ambiences”
Primum 24:48
Andra 27:52
Tercera 20:07
Groove | GR-238  (CD/DDL 72:46)
(Berlin, England & Netherlands Schools)
     **Chronique en français plus bas**
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We lost Beyond Berlin on the EM map since that the album Music for Cosmic Nights appeared shyly under the radars in 2013. Nevertheless, this album was warmly applauded by the critics as being an excellent surprise. More than 3 years later, and some 3 solo albums farther from Rene de Bakker and 1 from Martin Peters, the Dutch duet comes to visit us again shyly, this time on the Groove label, dazzling again our ears with a very good ode to Berlin School. “Fine Tunes” is a pretty solid album. A big album of EM as several of you love. There is rhythm. As big than intense. There are ambiences. Ambiences which search for the cracks on the ground from where leak out these chthonian choirs or these luciferian effects while the melodies tinkle in a surprising fragility for an album so heavy. Sat on 3 titles with very distinct dimensions, “Fine Tunes” is this kind of thing of which the only flaw is about time. There is too much on one title and not enough on the 2 other ones...
A plethora of electronic noises, some even disturbing ones, make the line in order to be identified. They form the introduction in two times of "Primum". Because if the noises abound and are strong, the synth layers with Floyd mists and others sibylline, like the purest essences of the Berlin School, are chasing these noisy effects by spreading wide bands of silky caresses. Momentums of synth waves are rushing, adding an esoteric depth to these first moments of "Primum" which always stays possessed by this noisy and luxuriant tonal fauna. The synth layers pile up by playing with their tones, I hear owls to hoot and even flutes which are not there, creating a dense sound magma too heavy to get purify in so little time. There are more than 9 minutes to the meter, and always no rhythm which livens up the instincts of "Primum". It's 30 seconds after this mark that the first pulsations are beating through. Behind petite whistles of flutes, a swarm of static sequences intensely sparkles while 2 bass hesitating pulsations, followed by a set of 3 more fluids' ones, structure the minimalist ambient rhythm of "Primum". Layers and lines of synth pile up in this maze of sequences, which sound very Franke at times, leading the moods to reach summits of intensity. Then a delicious line of melody forged on sequences skipping in cascade gives the shivers to the soul around the fifteen minutes. At this point, a kind of sound anarchy creates an ambient intensity where the whole thing gets to perfection in this great electronic adventure of “Fine Tunes” which will take a new sonic face with "Andra".
Here the rhythm is more fluid and the vibes are more Mephistophelian. The sequences skip in the way with a soberer movement, whereas is whistling a rush of electronic winds coming from the hells. The Tangerine Dream fragrance is still present at the level of sequences, while the melodies which are butt-welded with parts more or less connectable sound as of Mergener-Weisser, without the cosmic vision. The acrobatic choreography of the crystal clear serpentines of sequences is a little marvel for ears. At this level, the transparent sounds of the sequences equal those of a hammer hitting on a big xylophone of unbreakable crystal. Almost more a symphony for sequencer than a ballet for sequences, "Andra" evolves with its various lines of rhythms which criss-cross, intertwine and pill-up into a fascinating rhythmic mosaic which denies at no moment its ambient tones with banks of mist, layers of voices, breezes of synth and effects which place now and forever the portal of both EM universes. A little bit too long but still very good! Layers of voices, THX effects and curtains of lights and tones, "Tercera" jumps into our ears with a hopping and lively rhythm. A meshing of sequences lines and electronic percussions feeds a good structure of electronic rock with some delicious percussive effects, my guilty pleasure. Synth layers spread out floating oases whereas lines of synth throw melodies which glitter like tonal reflections. Harmonies suggest an approach in the shape of solos while these sequenced melodies always tinkle in the background. If the rhythmic fauna is rich, the one which manages the ambiences and the melodies overflow of sounds and colors with multiple lines and effects of synth which melt in a big e-rock became heavier. The rushes of percussions and sequences come by package of twelve, the synth solos get out of their hiding place and the arrangements weave dramatic and intense momentums in a structure which worn out its 20 minutes to put fire in our feet and to boil our energy in one of the wildest and most furious titles that I heard in the domain. A slap my friends! In fact, everything of “Fine Tunes” from Beyond Berlin is a bomb.
Sylvain Lupari (March 9th, 2018) **** ¾*
You will find this album on
Groove NL
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CHRONIQUE en FRANÇAIS
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On a perdu Beyond Berlin sur la carte MÉ depuis que Music for Cosmic Nights soit apparu timidement sous les radars en 2013. Pourtant, cet album fut chaleureusement acclamé par les critiques comme étant une excellente surprise. Plus de 3 ans plus tard, et quelques 3 albums solos plus loin de Rene de Bakker et 1 de Martin Peters, le duo Hollandais revient encore tout timidement, cette fois-ci sur l'étiquette Groove, éblouir à nouveau nos oreilles avec une très belle ode à la Berlin School. “Fine Tunes” est un solide album. Un gros album d'une MÉ comme plusieurs d’entre vous aimez. Il y a du rythme. Du gros comme de l'intense. Les ambiances fouillent les interstices des caniveaux d'où filtrent ces chorales chtoniennes ou ces effets lucifériens alors que les mélodies tintent dans une étonnante fragilité pour un album aussi lourd. Reparti sur 3 titres aux dimensions très distinctes, “Fine Tunes” est ce genre de truc dont la faille est le temps. Il y en a trop sur un titre et pas assez pour les 2 autres...
Une pléthore de bruits électroniques, certains même inquiétants, font la ligne afin d'être identifiés. Ils forment l'introduction en 2 temps de "Primum". Car si les bruits abondent et sont forts, des nappes de synthé aux brumes Floydiennes et d'autres sibyllines, comme la plus pure des essences de la Berlin School, font la chasse à ces effets bruiteux en étendant de larges bandes de caresses ouateuses. Des élans de vagues synthétisées afflux, ajoutant une profondeur ésotérique à ces premiers moments de "Primum" qui reste toujours possédé par cette bruyante et luxuriante faune tonale. Les couches de synthé s'empilent en jouant avec leurs tonalités, j'entends des hiboux ululer et même des flûtes qui n'en sont pas, créant un dense magma sonore trop lourd pour s'épurer en si peu de temps. Il y a plus de 9 minutes au compteur, et toujours pas de rythme qui anime les instincts de "Primum". C'est 30 secondes après cette marque que des premières pulsations se font ressentir. Derrière des petits siffles de flûtes, un essaim de séquences stationnaires scintillent vivement alors que 2 basses pulsations hésitantes, suivies de 3 plus fluides, structurent le rythme ambiant minimaliste de "Primum". Des nappes et des lignes de synthé s'empilent dans ce dédale de séquences, qui font très Franke par instants, amenant les ambiances à atteindre des sommets d'intensité. Une savoureuse ligne de mélodie forgée sur des séquences en cascade procurent des frissons autour de la 15ième minute. Là où un genre d'anarchie sonique institue une intensité ambiante où le tout se fignole dans cette belle aventure électronique qui prend un nouveau visage avec "Andra".
Ici le rythme est plus fluide et les ambiances plus méphistophéliques. Les séquences sautillent dans le chemin avec un mouvement plus sobre tandis que persifle une ruée de vents électroniques venue des enfers. Le parfum Tangerine Dream est encore présent au niveau des séquences alors que les mélodies qui sont raboutées avec des parties plus ou moins connectables sonnent comme du Mergener-Weisser, sans la vision cosmique. La chorégraphie acrobatique des serpentins de séquences limpides est une petite merveille pour les oreilles. À ce niveau, la limpidité des séquences équivaut à des coups de marteau sur un gros xylophone de cristal incassable. Quasiment plus une symphonie pour séquenceur qu'un ballet pour séquences, "Andra" évolue avec ses différentes lignes de rythmes qui se croisent, s'entrecroisent et s'empilent dans une fascinante mosaïque rythmique qui ne nie en aucun moment ses ambiances électroniques avec des bancs de brume, des nappes de voix, des souffles de synthé et des effets qui situent toujours et encore le portail de la MÉ entre 2 univers. Un peu long mais très bon! Nappes de voix, effets THX et rideaux en lumières et en tons, "Tercera" saute dans nos oreilles avec un rythme sautillant et vif. Un maillage de lignes de séquences et de percussions électroniques alimente une bonne structure de rock électronique avec de savoureux effets percussifs, mon péché mignon. Des nappes de synthé étendent des oasis flottantes alors que des lignes de synthé balancent des mélodies qui miroitent comme des reflets tonals. Des harmonies suggèrent une approche sous forme de solos alors que tintent toujours ces mélodies séquencées. Si la faune rythmique est riche, celle qui gère les ambiances et les mélodies déborde de sons avec des multi-lignes et effets de synthé plus que multiples qui fondent dans un gros rock devenu plus lourd. Les percussions viennent par paquet de douze élans, les solos de synthé sortent de leur cachette et les arrangements tissent des élans dramatiques et intenses à une structure qui épuise ses 20 minutes à faire chauffer la plante de nos pieds et à faire bouillir notre énergie dans un des titres les plus sauvages et endiablés que j'ai entendu dans le domaine. Une claque mes amis! En fait, tout “Fine Tunes” de Beyond Berlin est une claque.
Sylvain Lupari 08/03/2018

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