vendredi 9 février 2018

ALIEN NATURE: Heisenberg 1 (2012-2017)

“Those who believe that EM is lacking of life, of energy should throw an ear and listen to this Heisenberg 1”
1 Part 1 24:19
2 Part 2 23:08
3 Part 3 18:24
4 Part 4 13:52

Alien Nature Music (DDL 79:45)
(Driven Sequencer-Based E-Rock)
   **Chronique en français plus bas**

In my review of the Return to the Land of Dreams album I pointed out to you that Alien Nature puts a part of his discography on his Bandcamp download platform. One finds discoveries there. Albums which have gone under the radars. Like this “Heisenberg 1” that Wolfgang Barkowski released at the same time as Who Goes There?, either on December 2012. If this last album went out on the German label SynGate, “Heisenberg 1” was a self-made production offered in CD-r and without artworks, nor explanatory memorandums. It's the same way that he proposes on Bandcamp where the information is always non-existent. Due to the name of the album, one knows that there will be another volume, which is the case actually, and one guesses that the music makes a reference to the life, to the work of Werner Heisenberg, a German physicist who is one of the founders of the quantum mechanics. And according to the music, Heisenberg didn't have it so easy …
"Part 1" starts with a thick layer of oscillations which roll with an evasive harmonious approach. It's an introduction of electronic nebulosity on which get grafted sound effects, chirpings of machine and cosmic breezes which seem to hum with human voices. Percussions to tones of metal which were cloned with organic matters set up a strange structure of rhythm, pushing "Part 1" towards the roots of a vintage psychedelic cosmic rock. Jerky chords merge with these harmonies which are not too much far from the 60's fuzz-wah-wah, giving an improbable futuristic dimension to this introduction which sounds like outside of any eras. It's lively and it's good! The big fat and very juicy chords seem alone after the mark of 10 minutes, breathing these amphibian structures of Jean-Michel Jarre in his En Attendant Cousteau. Slightly too long, but not deprived of interest, "Part 1" binds to this identity before pouring a slight floating of serenity in "Part 2". Its first 4 minutes are coated of celestial voices. A bass pulsation brings out the bludgeon towards 4:30 minutes, awakening percussions which plough on a structure of pure electronic rock a rhythmic pattern which is more in an evolutive mode here. We are entitled to a small moment of bizarreté electronics around the 14th minute, giving thus a second breath in a good structure of electronic rock bare of synth solos but not of harmonies, which seem weaved in a parallel universe to “Heisenberg 1”. The synth solos show personality with all their attributes as acrobatic than harmonious in "Part 3", a title more in mode Dance Music which also bursts after almost 5 minutes of ambiospherical authority. If there is an observation to make on this album, it's the constancy of its rhythms which develop a fury renewed in every stage of the album. "Part 4" proposes the shortest ambiospherical introduction in “Heisenberg 1” before bringing out a rhythm which is situated between Dance Music and an E-rock more in the Neo Berlin School genre. A metallic glazing covers the rhythmic surface which mixes a good dose of boldness with these chords of dance and these sequences of rock below a concert of cymbals and a good flock of singing exercises from a choir without breath. Wolfgang Barkowski plays more often here with the permutation of his rhythms which always remain very lively, even under another shape, after brief interludes of sound strangeness which abound in puddles of ambiences as much exotic that the electronic universe can shape.
Alien Nature doesn't go in for subtleties in “Heisenberg 1”! The sound is as hard as the phases of rhythms which never feel sorry for our feet. There is a good mixture of Krautrock, the of Düsseldorf School and of old Berlin School, in particular at the level of the rather Schulze atmospheres of ether by moments, in these 4 long structures which make live an album not really so unexpected as this, considering the boldness, always very easy to tame by the way, of Wolfgang Barkowski. Those who believe that EM is lacking of life, of energy should throw an ear and listen to this “Heisenberg 1”.

Sylvain Lupari (February 8th, 2018) ***¾**
You will find this album on Alien Nature Bandcamp
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CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Dans ma chronique sur l'album Return to the Land of Dreams je vous faisais remarquer qu'Alien Nature mettait un pan de sa discographie sur sa plateforme de téléchargement Bandcamp. On y trouve des trouvailles. Des albums qui ont passé sous les radars. Comme ce “Heisenberg 1” que Wolfgang Barkowski réalisait en même temps que Who Goes There?, soit en Décembre 2012. Si ce dernier album sortait sur le label Allemand SynGate, “Heisenberg 1” était une production maison offert en CD-r et sans pochette, ni notes explicatives. C'est ce même format qui est proposé sur le site Bandcamp où les informations sont toujours aussi rarissimes. De par le nom de l'album, on sait qu'il y a un autre volume (c'est exactement le cas) et on se doute que la musique fait référence à la vie, à l'œuvre de Werner Heisenberg un physicien allemand qui est l'un des fondateurs de la mécanique quantique. Et d'après la musique, Heisenberg ne l'a pas eu facile…
"Part 1" débute avec une nuée d'oscillations qui roulent avec une approche harmonique évasive. C’est une introduction de nébulosité électronique où se greffent des effets, des gazouillis de machine et des brises cosmiques qui semblent fredonner avec des voix humaines. Des percussions aux tonalités de métal que l'on a cloné avec des matières organiques érigent une étrange structure de rythme, poussant "Part 1" vers les racines d'un vintage rock cosmique psychédélique. Des accords saccadés fusionnent avec ces harmonies qui ne sont pas trop loin des fuzz-wah-wah des années 60, donnant une improbable dimension futuriste à cette introduction qui sonne comme hors de n'importe quelle tranche de temps. C'est entraînant et c'est bon! Les gros accords gras et bien juteux se rendent seuls après la barre des 10 minutes, respirant ces structures amphibiennes de Jean-Michel Jarre dans son En Attendant Cousteau. Un peu trop long, mais point dénué d'intérêt, "Part 1" s'arrime à cette identité avant de verser un léger flottement de sérénité dans "Part 2". Ses 4 premières minutes sont nappées de voix célestes. Une pulsation basse sort le gourdin vers les 4:30 minutes, éveillant des percussions qui labourent une structure de pur rock électronique dont le schéma rythmique est plus en mode évolutif. On a droit à un petit moment de bizarretés électronique vers la 14ième minute, redonnant un second souffle à une bonne structure de rock électronique dénudé de solos de synthé mais pas d'harmonies, qui semblent tissées dans un univers parallèle à “Heisenberg 1”. Les solos de synthé apparaissent avec tous leurs attributs autant acrobatiques qu'harmoniques dans "Part 3", un titre plus en mode Dance Music qui éclate aussi après près de 5 minutes d'instance ambiosphérique. S'il y a un constat à faire sur cet album, c'est la constance de ses rythmes qui développent une furie renouvelée à chaque étape de l'album. "Part 4" propose la plus courte introduction ambiosphérique de “Heisenberg 1” avant de sortir une rythmique qui se situe entre la Dance Music et un rock électronique plus dans le genre Néo Berlin School. Un glaçage métallique recouvre la surface rythmique qui mélange avec une bonne dose d'audace ces accords de danse et ces séquences de rock sous un concert de cymbales et une volée de vocalises d'une chorale sans souffle. Wolfgang Barkowski joue plus souvent ici avec la permutation de ses rythmes qui restent toujours très entraînants, même sous une autre forme, après de brefs interludes d'étrangetés soniques qui foisonnent dans des mares d'ambiances aussi exotique que l'univers électronique peut façonner.
Alien Nature ne fait pas dans la dentelle avec “Heisenberg 1”. Le son est aussi dur que des phases de rythmes qui n'ont aucune pitié pour nos pieds. Il y a un bon mélange de Krautrock, de l'école de Düsseldorf et du vieux Berlin School, notamment au niveau des ambiances d'éther assez Schulze par endroits, dans ces 4 longues structures qui font vivre un album pas vraiment si inattendu que cela, considérant les audaces, toujours très faciles à domestiquer par ailleurs, de Wolfgang Barkowski. Ceux qui croient que la MÉ manque de vie devraient jeter une oreille à ce “Heisenberg 1”.

Sylvain Lupari 08/02/2018

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