dimanche 24 décembre 2017

INDRA: Archives-Diamond Two (2016)

“Much more lyrical, on the verge of romanticism, Diamond Two is another inescapable for the fans of Indra”
1 Leprechauns 10:44
2 Bellphonique 18:07
3 Through the Stars 13:34
4 From Dusk till Dawn 8:17
5 A Hint for Meditation 22:52

Indra Music (CD/DDL 73:36)
(Berlin & Roumanian School)
Let's pursue without waiting with the CD 17 of this huge Indra collection of EM. Perfumes of guitar in mode wandering and nostalgic cosmic blues, lamentations of flutes or seraphic saxophones and chords of keyboard ringing as a remorseful melody, "Leprechauns" lugs its bag of ill-assorted tones in foggy and meditative layers. Among these elements, a very short harmonious structure gets loose and glitters like crystal drops falling on a cosmic bridge of glass in a minimalist movement that Indra decorates carefully. Discreet pulsations stretch a rhythmic aura which melt in this soundscape where laments and twinkling prisms are the flavor of the month in this 2nd album of the Diamond section. And this meditative approach of "Leprechauns" is a good indication of what waits for the fans of the Rumanian synthesist through the 5 structures of “Diamond Two”. But the exceptions are there to feed the parallels. Isn't it so? If "Leprechauns" is charmingly ambient, "Bellphonique" bites our eardrums and makes vibrate loudspeakers with an oscillatrice structure the of which the flow is much faster than the of its beatings. To say the least! The rhythm is crazy. Non danceable! The pot of sequences shakes its keys in all directions in a furious rhythmic structure to which are grafted impulses of dramatic percussions and nice organic effects as well as more bright sequences. By the way, their sparkling tones forge these structures of unfinished melodies which roam around the 73 minutes of “Diamond Two”. Effects, as much percussives as those of video games, and winds add weight, but not as much as these percussions which hit the movement a little before the point of 9 minutes and introduce a very Trance approach. And there, that dances better! But the ears … Phew! It's better to listen to without earphones. But then again, the neighbors …
"Through the Stars" quite means. It's about a beautiful morphic ballad with beautiful orchestrations which are going to remind at some of you the aerial music of John Serrie. Indra cheeks with the depth of his strata which slide with light dramatic impulses in the movement. Isolated sequences feign cosmic rodeos in the 2nd half of "Through the Stars", bringing a delicious effect of life in a title which flirts constantly with the borders of the lunar landscapes. After this beautiful interlude meditative, "From Dusk till Dawn" puts down a delicate structure of rhythm between our ears. It's an ambient tempo with sequences and their shadows, as much sizzling than harmonious, which skip and gambol with a delicious anarchy in the multiple echoes of their reverberations. Faithful to his EDM signature, Indra shakes a little the moods by adding percussions which liven up a little more the life of "From Dusk till Dawn" in a 2nd part that one dances like a cosmic cha-cha-cha. It's a very good track which does marvelously well its transition ambient versus mid-tempo. And always these crystalline tones which ring and ring … With a title like that "A Hint for Meditation" doesn't really need a description. Maybe just a little bit to explain that the structure articulates around an armada of sequences the imperfect circles of which become entangled in a surprising harmonious and slightly rhythmic symbiosis. Here, like everywhere in “Diamond Two”, these gleaming tones of the sequenced arpeggios forge attractive ritornellos of which the echoes scrawl an appearance of floating rhythm. And these tones are very heterogeneous. We can hear those organic ones as others cosmic or parasitic. And the fusions weave harmonious patterns always in continual movements, from where these forms of ghostly rhythms. The outcome is incredibly ear-catching. And this emergent homogeneity of the tones makes of this “Diamond Two” another inescapable for the fans of the Rumanian magician of synthesizers. As for "A Hint for Meditation", the layers blow drowsy potions which bolt us to our meditative state.

Sylvain Lupari (December 23rd, 2017) **** ½*
You will find this album on Indra Bandcamp
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CHRONIQUE en FRANÇAIS
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On poursuit sans attente avec le CD 17 de cette vaste collection d'Indra. Parfum de guitare en mode blues errant et nostalgique, lamentations de flûtes ou saxophones séraphiques et accords de clavier tintant comme une mélodie repentante, "Leprechauns" trimballe son sac de tonalités disparates dans des nappes brumeuses et méditatives. Parmi ces éléments, une très courte structure harmonique se détache et tinte comme des gouttes de cristal tombant sur un pont de verre cosmique dans un mouvement minimaliste qu'Indra décore avec soin. De discrètes pulsations étirent une aura rythmique qui se fond dans ce décor où lamentations soniques et prismes scintillants sont la saveur du mois dans ce 2ième album du volet Diamond. Et cette approche méditative de "Leprechauns" est un bon indice de ce qui attend les amateurs du synthésiste Roumain à travers les 5 structures de “Diamond Two”. Mais les exceptions sont là pour nourrir les parallèles. N'est-ce pas? Si "Leprechauns" est délicieusement ambiant, "Bellphonique" mord nos tympans et fait vibrer les haut-parleurs avec une structure oscillatrice dont le débit est plus vite que l'ombre de ses battements. C'est peu dire! Le rythme est fou. Indansable! La marmite à séquences agite ses ions en tous sens dans une structure rythmique endiablée où se greffent des élans de percussions dramatiques et des effets organiques ainsi que des séquences plus lumineuses. D'ailleurs, leurs tonalités rutilantes forgent ces structures de mélodies inachevées qui rôdent autour des 73 minutes de “Diamond Two”. Des effets, autant percussifs que de jeux vidéo, et des vents ajoutent du poids, mais pas autant que ces percussions qui percutent le mouvement un peu avant la barre des 9 minutes et initient une approche très Trance. Et là, ça se danse mieux! Mais les oreilles…Ouf! Vaut mieux écouter sans écouteurs. Mais encore là, les voisins…
"Through the Stars" veut tout dire. Il s'agit d'une belle ballade morphique avec de belles orchestrations qui vont rappeler chez certains d'entre vous la musique aérienne de John Serrie. Indra joue avec la profondeur de ses nappes qui glissent avec de légères impulsions dramatiques dans le mouvement. Des séquences isolées feignent des rodéos cosmiques en 2ième moitié de "Through the Stars", amenant un délicieux effet de vie dans un titre qui flirte constamment avec les frontières des paysages lunaires. Après cette belle interlude méditative, "From Dusk till Dawn" dépose une délicate structure de rythme entre nos oreilles. C'est un rythme ambiant avec des séquences et leurs ombres, autant grésillantes qu'harmoniques, qui sautillent et cabriolent avec une délicieuse anarchie dans les multiples échos de leurs réverbérations. Fidèle à sa signature EDM, Indra secoue un peu les ambiances en injectant des percussions qui animent un peu plus la vie de "From Dusk till Dawn" avec une 2ième partie qui se danse comme un cha-cha-cha cosmique. Un très bon titre qui réussit à merveille sa transition, ambiant versus mid-tempo. Et toujours ces tonalités cristallines qui tintent et tintent…Avec un titre semblable, "A Hint for Meditation" n'a pas réellement besoin de description. Peut-être juste un petit peu pour expliquer que la structure s'articule autour d'une armada de séquences dont les cercles imparfaits s'entremêlent en une étonnante symbiose harmonique et légèrement rythmique. Ici comme partout dans “Diamond Two”, ces tonalités miroitantes des arpèges séquencés forgent de séduisantes ritournelles dont les échos griffonnent un semblant de rythme flottant. Et ces tonalités sont très hétéroclites. On peut entendre celles organiques comme d'autres cosmiques ou parasitaires. Et les fusions tissent des tissus harmoniques en continuels migrations, d'où ces formes de rythmes fantômes. Le résultat est incroyablement séduisant. Et cette homogénéité émergente entre les tons fait de ce “Diamond Two” un autre incontournable pour les amateurs du magicien des synthétiseurs Roumain. Quant à "A Hint for Meditation",  les nappes soufflent des potions endormitoires qui nous rivent à notre état méditatif.

Sylvain Lupari (23/11/2017)

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