jeudi 7 décembre 2017

ALLUSTE: Indifferent Universe (2017)

“Rhythmic patterns which evolve inf Alluste's unique sequencing schemas, The indifference of the Universe is in the vein of great Berlin School without those too many artificial flavors”
1 The indifference of the Universe 9:50
2 A small Insignificant dot in the Infinite 7:37
3 Endless Misteries III 7:49
4 Terrestrial effects of nearby Supernovae 8:21
5 The psychology of God 6:37
6 Random Events 8:30
7 Gamma ray Explosion 6:18

Alluste Music (DDL 55:05)
(Berlin School)
A soft movement of sequences, zigzagging such as a soul drunk with love, open the first rhythmic movement of "The indifference of the Universe". The first one because other movements will be grafted. Getting piled up or beating a measure in parallel, they smother a structure of rhythm full of tenderness which skips and swirls between two phases, spherical and upward. A clinking movement gets apart and draws a crystalline melody which hums in what seems to be a train for the cosmos. With his vision of romance and poetry on sequences, Alluste proposes another very interesting rendezvous in his universe where the rhythms have several choice of life in some minimalist structures and others evolutionary which are ideal to cast the anchor of his romantic and lunar melodies. Like here where the layers of voices reject a bite of the rhythm and of the gaseous effects of synths to sculpt a very nice ethereal melody and of which acuteness of the harmonies dig up these octaves which give the shiver. This approach waltzes with layers of motionless sequences and reminds us all the lyrical dimension of Alluste. This title-track of “The indifference of the Universe” wakes up a swarm of sequences which flies and spins in shapes of collateral rhythms with this delicate touch peculiar to the Italian synthesist. If Piero Monachello has succeeded to impose his style, he may also flirt with the passions of his influences where bands such as Neuronium, Software, Keller & Schönwälder and of course Tangerine Dream to name but a few are on top of his list. And it's so obvious with this splendid "A small Insignificant dot in the Infinite" which will revive on you great memories of Tangerine Dream's in 1980. The movement of the sequencer waves like in Undulation but beneath the embraces of charming anesthetic layers. The illusion is without appeal with this very Franke approach which goes adrift in a phase full of jolts and of anarchic jumps. The effects, with a bit of paranoia in the disintegration of the metallic fusion, gives a tiny psychedelic touch to the title while the harmonies are also without appeal! "Endless Misteries III" is another good title full of melancholy and filled by an intense veil of vaporous voices. The keyboard weaves a lunar melody with an intertwining of harmonious lines. This is some very pleasant and good Alluste who brings a too short moment of swiftness in the rhythm near the finale. This very ethereal side of Alluste is even more celestial in "The psychology of God". The quietest title on “The indifference of the Universe”.
"Terrestrial effects of nearby Supernovae" unveils a psychotronic introduction with vapors of ether which undulate in a sibylline approach. The sequencer sculpts a line of rhythm which adopts the one of a marathon runner whereas the effects weigh down the ambiences which flirt with a zest of paranormal, otherwise a kind of insanity to come. When these effects evaporate and the rhythm seems alone in its bubble, unstable waves sing such as specters in heat. And as soon as an explosion is heard, this jogger pace is running like these hens that we cut the head but with a fascinating cohesion. And still there, the sequencer finds the time to make appear another structure in parallel. And if there is a small weakness in this album, it's the length of the tracks which seem to me too short compared with the appetite of Alluste regarding the evolutionary phases of his rhythms. As here and as in "Endless Misteries III". Between some good Neuronium and Software, "Random Events" proposes another movement of undulatory rhythm but with a very subtle upward push. The synth solos are warm and tenderly restful. The setting is cosmic with nice anesthetic layers which replace these solos in the 2nd part. Sound waves which reverberate in continuous hoops are illuminating the enigmatic introduction of "Gamma ray Explosion". Some jerky effects stretch these filamentous membranes which cross with a disturbing approach, a little like laughter of specters which laugh at the resonance of the first beat from a bass sequence. The embryonic state of the rhythm remains invaded by this intriguing vapor up until that a very good movement of the sequencer forges a fluid beat which oscillates underneath this dense sonic magma. Chris Franke's perfumes invade our ears even more when a 3rd idea from the sequencer throws a harmonious movement at the dawn of 4 minutes. This movement gambols insistently, challenging even these appearances of snips of scissors which spin above, so structuring a beautiful final which is at the greatness of another solid opus from
Alluste.
Sylvain Lupari (December 7th, 2017) *****
You can find this album on Alluste Bandcamp
site

____________________________________________________________________________________
CHRONIQUE en FRANÇAIS
____________________________________________________________________________________
Un doux mouvement de séquences, zigzagant comme une âme ivre d'amour, ouvre le premier mouvement rythmique de "The indifference of the Universe". Premier parce que d'autres mouvements se grefferont. S'empilant ou battant une mesure en parallèle, elles étouffent une structure de rythme pleine de tendresse qui sautille et tournoie entre deux phases, sphérique et ascensionnelle. Un mouvement cliquetant se sépare et trace une mélodie cristalline qui fredonne à ce qui semble être un train pour le cosmos. Avec sa vision de romance et de poésie sur séquences, Alluste propose un autre très intéressant rendez-vous dans son univers où les rythmes ont plusieurs choix de vie dans des structures minimalistes et d'autres évolutives qui sont idéales pour jeter l'ancre de ses mélodies aussi romantiques que lunaires. Comme ici où des nappes de voix rejettent une morsure du rythme et des effets gazeux des synthés afin de sculpter une très belle mélodie éthérée et dont les harmonies acuités déterrent ces octaves qui donnent le frisson. Cette approche valse avec des nappes de séquences stationnaires et nous rappelle toute la dimension lyrique d'Alluste. Cette pièce-titre de “The indifference of the Universe” démine un essaim de séquences qui volent sous formes de rythmes collatéraux avec cette touche délicate propre au synthésiste Italien. Si Piero Monachello a réussi à imposer son style, il flirte toujours avec les passions de ses influences. Comme dans le très bon "A small Insignificant dot in the Infinite" qui ravivera de très bons souvenirs de la tournée de Tangerine Dream en 1980. Le mouvement du séquenceur ondule comme dans Undulation et sous les étreintes de belles nappes anesthésiantes. L'illusion est sans appel avec cette approche très Franke qui dévie dans une phase pleine de soubresauts et de bonds anarchiques. Les effets, avec un brin de paranoïa dans l'effritement du métal, donnent une touche un peu psychédélique au titre alors que les harmonies sont aussi sans appel! "Endless Misteries III" est un autre bon titre plein de mélancolie qui est rempli d'intense nappes de voix vaporeuses. Le clavier tisse une mélodie lunaire avec un entrecroisement de lignes harmoniques. Du beau et du bon Alluste qui amène un trop court moment de vélocité dans le rythme. Ce côté très éthéré d'Alluste est encore plus céleste dans "The psychology of God". Le titre le plus tranquille dans “The indifference of the Universe”.
"Terrestrial effects of nearby Supernovae" étend une introduction psychotronique avec des vapeurs d'éther qui ondoient dans une approche sibylline. Le séquenceur sculpte une ligne de rythme qui épouse la cadence d'un marathonien alors que les effets alourdissent des ambiances qui flirtent avec le paranormal, sinon une forme de démence à venir. Lorsque ces effets s'évaporent et que le rythme semble seul dans sa bulle, des ondes vacillantes chantent comme des spectres en chaleur. Et dès qu'une explosion se fait entendre, le rythme du jogger court comme ces poules que l'on a tranché la tête mais avec une fascinante cohésion. Et encore là, le séquenceur trouve le temps de faire surgir une autre structure en parallèle. Et si petit défaut il y a dans cet album, c'est la durée des pistes qui me semblent trop courtes par rapport à l'appétit d'Alluste en ce qui concerne les phases évolutives de ses rythmes. Comme ici et dans "Endless Misteries III". Entre du bon Neuronium et du Software, "Random Events" propose un autre mouvement de rythme ondulatoire mais avec une poussée ascensionnelle très subtile. Les solos de synthé sont chaleureux et tendrement reposants. Le décor est cosmique avec de belles nappes anesthésiantes qui remplacent les solos en 2ième partie. Des ondes qui réverbèrent en cerceaux continus illuminent l'énigmatique introduction de "Gamma ray Explosion". Des effets saccadés étirent ces membranes filamenteuses qui s'entrecroisent avec une approche inquiétante, un peu comme des rires de spectres qui se moquent de la première résonnance d'une séquence basse. L'état embryonnaire du rythme reste envahi par cette vapeur intrigante jusqu'à ce qu'un très bon mouvement du séquenceur forge une mesure fluide qui oscille sous ce dense magma sonore. Les parfums de Chris Franke envahissent nos oreilles encore plus lorsqu'une 3ième idée du séquenceur lance un mouvement harmonique à l'aube des 4 minutes. Ce mouvement gambade avec insistance, défiant même ces semblants de coups de ciseaux qui virevoltent au-dessus, structurant ainsi une belle finale qui est à la grandeur d'un autre solide opus d'
Alluste

Sylvain Lupari (06/12/20217)

Aucun commentaire:

Publier un commentaire