vendredi 15 septembre 2017

ALBA ECSTASY: The Quest (2017)

“Too many minutes of music but still The Quest reveals nearly 45 minutes of solid EM which will please to the fans of Schulze 84-88 era”
1 Beyond The Fog 14:38
2 Silent 4:25
3 About You 7:15
4 The Quest 12:14
5 Legacy of Uranus 11:15
6 Instinct 6:57
7 The Lost Part of a Stellar Symphony 8:12

Alba Ecstasy Music (DDL 45:51) ***½
(Mix of New Berlin and Roumanian Schools)
I'm continuing the sound exploration of the last albums that Alba Ecstasy sent me with “The Quest”, the second album of the Rumanian synthesist in 2017 (the other one being Bionic Memories in January). If I was seduced by the progression and the permutation of the vibes as well as the minimalist rhythms of the Rumanian School on the Synergy and Sublunary albums, I was just as much on this album which also hides beautiful small jewels and a big ONE in the title-track which has literally dragged me towards the furious rhythms of Klaus Schulze in one of his best era of the 80's. But before …
Arpeggios are perforating a barrage of orchestrations, of which the harmonies stroll by going down from heavens, in order to cavort of the tips of their keys on a musical premise tinted by the icy romance of
Crystal Lake. Layers of violins throw an aura of mysticism to this soft movement on where pulses a kind of uncertain bass line which will produce beautiful effects of intensity in the course of the ascent of "Beyond The Fog". Minimalist, the movement is soft and very magnetizing with these layers of metallic drizzle and some rather discreet synth solos. And the collapse of the line of bass, towards the finale, shakes a little the hypnotic torpor of the listener. This line of bass is rather intense here and spreads the mooring lines of tragedy in "Silent", which offers a rather gloomy flavor. A thin line of sequences flows peacefully there, like a suspended brook in some layers that my ears are mistaken with sighs of an old organ. We stay in the lento hypnotic style with "About You" and its effects, its charming solos which go and get in into a languishing wave-like movement. This slow movement of electronic staccato adopts more vigor in the title-track. The Funk beat, the pulsations/percussions in morphic Techno mode and the layers of synth, as well as the solos, which coo like an unrealistic opera make of this title a real tribute to Klaus Schulze. The tempo, slow but lively, bangs between our ears with good percussions and a movement of sequence as lively as fluid which throws a beautiful jerky movement while the bass line lies down its mesmerizing charms. It is, and by far, the best title in “The Quest”, although "Legacy of Uranus" isn't that far from being number one track here.
The structure of rhythm stays in a membrane of ambient moods, but with a clear progression in force and in intensity. Here also the sequences follow one another in a good pace, while staying in a motionless approach. It's the percussive effects and the guttural gurgling which give so much charm and depth to a structure perfumed of the essences of
Inter*Face to En=Trance era. I adored, but I am not difficult to convince when percussive effects get grafted into a good evolutionary minimalist structure. We stay in this period of Klaus Schulze with "Instinct" and its opening which would do great in a good suspense film, otherwise a horror film. Slow and sneaky, the first movement of the sequencer is outclassed by another one where the keys blink swiftly. Percussions knock out this interbreeding of the ambient rhythm, guiding it like the pace of an old ship on the path of the boarding in the same time as Mihail Adrian Simion scatters very good synth solos. "The Lost Part of a Stellar Symphony" concludes an album that I would classified as uneven but all the same rather beautiful with nice orchestrations which spin as slowly than a dying leaf getting loose from the influence of its branch by a cold morning of autumn.
The 65 minutes of “
The Quest” includes nearly twenty in excess. But if we consider that 45 minutes or 65 have no impact on the price of the download, I would conclude that this other Alba Ecstasy's album remains a good choice for the fans of Klaus Schulze, period Angst to Miditerranean Pads.

Sylvain Lupari (September 15th, 2017)
synth&sequences.com
You will find this album on the Alba Ecstasy Bandcamp page
here
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CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Je continue l'exploration sonore des derniers albums qu'Alba Ecstasy m'a fait parvenir avec “The Quest”, deuxième album du synthésiste Roumain en 2017 (l'autre étant Bionic Memories en Janvier). Si j'ai été séduit par la progression et la permutation des ambiances ainsi que des rythmes minimalistes de la Rumanian School sur les albums Synergy et Sublunary, je l'ai été tout autant sur cet album qui cache aussi de beaux petits joyaux et une grosse pointure en la pièce-titre qui m'a littéralement transporté vers les furieux rythmes de Klaus Schulze dans une des belles périodes des années 80. Mais avant…
Des arpèges percent un barrage d'orchestrations, dont les harmonies flânent en descendant des cieux, pour gambader du bout des notes sur une prémisse musicale teintée de la romance glaciale de Crystal Lake. Des nappes de violons jettent une aura de mysticisme à ce doux mouvement où pulse une ligne de basse toujours incertaine et qui produira de beaux effets d'intensité au fil de l'ascension de "Beyond The Fog". Minimaliste, le mouvement est doux et très magnétisant avec ces nappes de bruine métallisée et des solos de synthé plutôt discrets. Et la débâcle de la ligne de basse, vers la finale, secoue un peu la torpeur hypnotique de l'auditeur. Cette ligne de basse est assez intense ici et étend des amarres de tragédie dans "Silent", un titre qui offre une saveur plutôt morose. Un filet de séquences y coule paisiblement comme un ruisseau suspendu dans des nappes que mes oreilles confondent avec des soupirs de vieil orgue. On reste dans le style lento hypnotique avec "About You" et ses effets, ses solos charmeurs qui vont et viennent sur un langoureux mouvement ondulant. Ce lent mouvement de staccato électronique épouse plus de vigueur dans la pièce-titre. Le beat Funk, les pulsations/percussions en mode Techno morphique et les nappes de synthé, ainsi que les solos, qui roucoulent comme un opéra irréaliste font de ce titre un véritable hommage à Klaus Schulze. Le tempo, lent mais entraînant, cogne entre nos oreilles avec de bonnes percussions et un mouvement de séquence aussi vif que fluide qui lance un beau mouvement saccadé alors que la ligne de basse étend ses charmes envoûtants. C'est, et de loin, le titre canon de “The Quest”, quoique "Legacy of Uranus" n'est pas piqué des vers.

La structure de rythme reste dans une membrane du genre ambiant, mais avec une nette progression en force et en intensité. Ici aussi les séquences se succèdent à une bonne cadence, tout en restant dans une approche stationnaire. Ce sont les effets percussifs et les gargouillements gutturaux qui donnent tant de charme et de profondeur à une structure parfumée des essences de la période Inter*Face à En=Trance. J'ai adoré, mais je ne suis pas difficile à convaincre lorsque des effets percussifs arrivent à se tailler une place dans une bonne structure minimaliste évolutive. On reste dans cette période de Klaus Schulze avec "Instinct" et son ouverture qui irait très bien dans un bon film à suspense, sinon d'horreur. Le lent et sournois premier mouvement du séquenceur est surclassé par un autre où les ions clignotent vivement. Des percussions assomment ce métissage du rythme ambiant, le guidant comme la cadence d'un vieux navire sur le sentier de l'abordage tout en même temps que Mihail Adrian Simion éparpille de très bons solos de synthé. "The Lost Part of a Stellar Symphony" conclut un album que je dirais inégal mais tout de même assez beau avec de belles orchestrations qui virevoltent aussi lentement qu'une feuille mourante se détachant de l'emprise de sa branche par un froid matin d'automne.
Les 65 minutes de “The Quest” en compte une bonne vingtaine de trop. Mais si l'on considère que 45 minutes ou 65 n'ont aucun impact sur le prix du téléchargement, j'en conclurais que cet autre album d'Alba Ecstasy reste une bonne prise pour les fans de Klaus Schulze, période Angst à Miditerranean Pads.

Sylvain Lupari 15/09/2017

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