dimanche 23 juillet 2017

ROBERT FOX: Cathedral (2017)

“The music of Cathedral is built on 2 mosaic of music which interlink peaceful moments and more turbulent ones in a very intense and theatrical way”
1 Cathedral Part I 33:10
2 Cathedral Part II 23:46

AD Music ‎– AD192 (CD/DDL 53:56) ***½
(Dark Ambient Music)
The last studio opus of Robert Fox, Still Waters, had fairly seduced and moved me. An album which had quite an effect on me…And still have! It was rather particular because usually his albums take time to operate their charms on the bed of my emotions. Why? Maybe because of this rich orchestral texture and of its abundance of sonic elements which surround a music sometimes very melancholic and on other times, too much pulled towards a strong theatrical aspect. Like this “Cathedral”. But it doesn't matter! In the end I always end to be seduced and transported in the country of his imagination. Like here with “Cathedral” and its immense, as much as intense, mosaic of atmospheres and melodies as dark as very difficult to get in. The basic idea behind this last album from the one who gave us Asafa is to create a theatrical atmosphere around a cathedral and of its uncountable secrets, as its secret vaults. There where are blowing winds that give us cold in the back and give us also some uncountable circles of sweat. And nevertheless, there where also shine artificial rainbows reflected by the multicolored stained-glass windows and are mumbling some murmurs from angels. In fact, the white and the black, the mysticism as the chthonian, are engaged a perpetual fight inside these august walls.
A Capuchin psalm loosens the first part of "
Cathedral Part I". Knockings of doors, layers of angelic voices and a delicate lullaby strummed on a keyboard are the reflections of what waits for the hearing visitor of “Cathedral”. I write first part, because the two long sonic rivers are interrupted by various phases which go from purely meditative music to a very claustrophobic sort of atmospheres where knockings, monastery bell tinkling, hollow breezes and chthonian voices become the counterweight of more aerial elements of ambiences. So, the listener who jumps of surprise in several places, stays on the alert and concentrates on the sound effects and on these small ends of melodies always chewed on by a keyboard and which are the anchoring point of an opus extremely difficult to ingest if we are not before all a lover of dark ambient music and of some priories atmospheres. At this level Robert Fox offers very beautiful meditative passages of which a very nice one after another ascetic hymn near the 14th minute of "Cathedral Part I". Doubtless the most beautiful meditative moment of this part. "Cathedral Part II" is more musical and a little more intense, I think it's the best way to get into the moods of this album, with some strong dramatic and theatrical moments. The contemplative phases are longer here, so we jump less often, and also more melodious. The bells of gathering for the religious psalms are even musical. What can I add more? There is also a better union between the harmonious part of “Cathedral” and this angelic choir which is less present than the Franciscan one but which remains just as much, otherwise more, attractive. In brief, to begin with "Cathedral Part II" is a very good idea if we want to tame with more ease this last album from Robert Fox which is quite troubling by moments but all the same rather effective.

Sylvain Lupari (July 22nd, 2017)
synth&sequences.com
You will find this album on the AD Music web shop
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-CHRONIQUE en FRANÇAIS-
Le dernier opus en studio de Robert Fox, Still Waters, m'avait passablement séduit et ému. Un album qui avait eu tout un effet sur moi. C'était assez particulier puisqu'ordinairement ses albums mettent du temps à opérer leurs charmes sur le lit de mes émotions. Pourquoi? Peut-être à cause de cette riche texture orchestrale et de son abondance d'éléments soniques qui entourent une musique parfois très mélancolique et d'autres fois trop portée vers l'aspect théâtrale. Comme dans ce “Cathedral”. Mais peu importe! Au final je finis toujours par me laisser séduire et transporter au pays de son imagination. Comme ici avec “Cathedral” et son immense, ainsi qu'intense, mosaïque d'ambiances et de mélodies aussi ténébreuse que difficilement transperçable. L'idée de base derrière ce dernier album du compositeur d'Asafa est de créer une ambiance théâtrale autour d'une cathédrale et ses innombrables caveaux secrets. Là où soufflent des vents à nous faire lever les poils du dos et à fournir d'innombrables cernes de sueurs. Et pourtant, là aussi où les arc-en-ciel artificiels projetés par des vitraux multicolores et les murmures des anges réconfortent. En fait, le blanc et le noir, le mysticisme comme le chthonien, se livrent un perpétuel combat à l'intérieur des murs augustes.
Un psaume capucin délie la première partie de "Cathedral Part I". Des cognements de portes, des nappes de voix angéliques et une délicate berceuse pianoté sur un clavier sont les reflets de ce qui attend le visiteur auditif de “Cathedral”. Première partie, car les deux longs fleuves soniques sont entrecoupés par différentes phases qui vont à de la musique purement méditative à une forme d'ambiances très claustrophobique où cognements, brises creuses et voix chtoniennes deviennent le contrepoids d'éléments d'ambiances plus aériens. Ainsi, l'auditeur, qui sursaute à plusieurs endroits, reste sur le qui-vive et se concentre sur les effets sonores et sur ces petits bouts de mélodies toujours mâchouillées par un clavier et qui sont le port d'attache d'un opus extrêmement difficile à ingérer si on n'est pas avant tout un amateur de musique ambiante sombre et d'atmosphères prieurés. À ce niveau Robert Fox offre de très beaux passages méditatifs dont un très beau après un autre cantique ascète vers la 14ième minute de "Cathedral Part I". Sans doute le plus beau moment méditatif de cette partie. "Cathedral Part II" est plus musical et un peu plus intense, je la trouve plus belle aussi, avec de forts moments dramatiques et théâtraux. Les phases d’ambiances sont plus longues, donc on sursaute moins souvent, et plus mélodieuses. Les cloches de rassemblement pour les psaumes religieux sont même musicales. C'est tout dire! Il y a aussi une meilleure union entre la portion harmonique de “Cathedral” et cette chorale angélique qui est moins présente que la franciscaine mais qui reste tout autant, sinon plus, séduisante. Bref, débuter par "Cathedral Part II" est une très bonne idée si l'on veut partir à la conquête de ce dernier opus troublant mais tout de même efficace de Robert Fox.

Sylvain Lupari (22/07/2017)

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