jeudi 29 juin 2017

MOONSATELLITE: Dark Summer (2017)

“Very gloomy, almost poetic, Dark Summer marks a new direction in MoonSatellite’s musical evolution with an opus which nevertheless stays admirably anchored in the French School of the 70's
1 Variation #1 8:55
2 Variation #2 7:09
3 Variation #3 5:58
4 Variation #4 6:01
5 Variation #5 8:15
6 Variation #6 8:11
7 Variation #7 12:24
8 Variation #8 6:44

MoonSatellite Music | MS006  (CD 63:36) ****
(Vintage French School's Cosmic Rock)
For MoonSatellite, “Dark Summer” marks a turning point in his career. First of all, Lone Wolf bought to himself new toys and has reconfigured his studio in order to obtain the best sound possible from his instruments with the participation and the patience of Gilles Leroy. The fans and the friends of Marc who were able to follow the evolution of these works via Facebook, as well as the elaboration of some titles which were going to appear on his new album. All of this results in a strangely dark album where we guess a Lone Wolf who has a rather dark vision of the future or who had a nasty summer with mixed emotions and admirably transposed them in music on “Dark Summer”. Don't look for furious rhythms here. All of them are boned to make plenty of room for these delicious cosmic rhythms and these melancholic melodies which decorated the landscapes of the French EM in the 70's. But “Dark Summer” is not deprived of interests for all that! Oh that not … There is a level of emotion here which transcends the best opuses of MoonSatellite with 8 similar structures. Each of those shows subtle nuances and amplify from titles to titles this continual presence of nostalgic emotions which decorate the cosmic landscapes of this other very beautiful album from MoonSatellite. And as usual there are these magic moments, unique to the music of Lone Wolf, which make raise our hairs of the arms, if not of our backspine.
"Variation #1" begins this new MoonSatellite odyssey with an approach shaded of romanticism. A somber romanticism sculpted by a soft structure with lines of more or less dreamy sequences which skip delicately in a cosmic soundscape. The decoration is rich with its full of interstellar elements where layers, illuminated by a suspicion of melancholic voices, wrap "Variation #1" with a soft and comforting aroma of ether. "Variation #2" sniffs at the ashes of "Variation #1" to get us out of our momentary musing with a stream of intensity forged by bass pulsations which go hop up and down and a movement of a more fluid sequencer which makes its keys flicker vividly. This phase of rhythm stays in the ambient domain, be a cosmic rock, with a rich decoration always well embellished of sonic images whereas the voices, and our ears, are enthralled by the multiple synth solos which respect this aura and the imprint of nostalgia which roams all over the 8 variations of “Dark Summer”. After a "Variation #3" which regroups the main elements of the first 2 titles of this new opus from Lone Wolf, "Variation #4" increases the degree of intensity with a very good line of bass which solidifies a structure slightly more lively but also fed by increasing elements of melancholy. The movement of the sequencer makes skip and waltz its keys in a soundscape blurred of this layer of darkness which wraps the essence of “Dark Summer”. We dive literally here in the heart of the French cosmic rock of the 70's with this structure which floats according to its numerous solos loaded of melancholic melodies.
"
Variation #5" is this kind of title that brands our ears. The movement always remains so delicate as these lyrical odes which wrap the gloomy innocence of “Dark Summer”. But the sequences unfold here a superb march of nostalgia here with keys which alternate with a swiftness repressed by a veil of dusts crumbling from dying stars. The bass line spreads its veil of darkness, amplifying even more the presence of intensity which wraps this superb title. And if we find this moment attractive, it's nothing compared with the chants of the synth which throws a shroud of tears between our ears. Wonderful! "Variation #6" follows a little the curves of "Variation #5", but with more fluidity in the movement and in the harmonies of the synth. The 2nd part of the title waltzes with so much grace as a ballerina on a carpet of eroded shards. After an introduction furnished by a choir of austere psalms, "Variation #7" presents the most livened up part of “Dark Summer” with impulses of a good line of bass. The crystal tone sequences ring a sibylline tune which is chased by these lines of chorus and by another nice synth solo in the vintage pattern of the 70’s French School. "Variation #8" ends “Dark Summer” with a livelier movement, we always stay in the field of ambient rhythms here, which breathes like a moment of freedom found through an intensely melancholic album which seduces just as much as the previous works of MoonSatellite. Even if clearly more ambiospherical. Nobody can be disappointed here.

Sylvain Lupari (June 29th, 2017)
synth&sequences.com
You will find this album on the MoonSatellite web shop here

-CHRONIQUE en FRANÇAIS-
Pour MoonSatellite, “Dark Summer” marque un point tournant dans sa carrière. Tout d'abord, Lone Wolf s'est acheté des nouveaux jouets et a reconfiguré son studio afin d'obtenir le meilleur son possible de ses instruments avec la participation et la patience de Gilles Leroy. Les fans et amis de Marc ont pu suivre l'évolution de ces travaux via Facebook, ainsi que l'élaboration des titres qui allaient figurer sur son nouvel album. Il en résulte en un album étrangement obscur où on devine un Lone Wolf qui a une vision assez sombre du futur ou qui a passé un sale été avec des émotions aussi multiples que contrastantes et qui sont admirablement rendues en musique sur “Dark Summer”. Ne cherchez pas des rythmes endiablés ici. Toute forme de rythmes est désossée afin de laisser toute la place à ces délicieux rythmes cosmiques et ces mélodies mélancoliques qui ornaient les paysages de la MÉ française dans les années 70. Mais “Dark Summer” n'est pas dénué d'intérêts pour autant! Oh que non…Il y a une forme émotive ici qui transcende les meilleurs opus de MoonSatellite avec 8 structures similaires. Structures qui sont présentées avec de subtiles nuances et amplifient de titres en titres cette continuelle présence d'émotions nostalgiques qui ornent les paysages cosmiques de ce très bel album. Et comme toujours il y a ces moments, uniques à la musique de Lone Wolf, magiques qui nous font lever les poils des bras, sinon du dos.
"Variation #1" débute cette nouvelle odyssée de MoonSatellite avec une approche teintée de romantisme. Un romantisme sombre sculpté par une structure douce avec des lignes de séquences plus ou moins rêveuses qui sautillent délicatement dans un panorama cosmique. Le décor est riche avec son plein d'éléments interstellaires où des nappes, enluminées par un soupçon de voix mélancoliques, enrobent "Variation #1" d'un doux et réconfortant parfum d'éther. "Variation #2" renifle les cendres de "Variation #1" afin de nous soutirer de notre rêverie momentanée avec un flot d'intensité forgé par des pulsations de basse trépignantes et un mouvement du séquenceur plus fluide qui fait papillonner ses ions avec vivacité. Cette phase de rythme reste dans le domaine ambiant, de rock cosmique, avec un riche décor toujours bien imagé tandis que les nappes de voix, et nos oreilles, sont subjuguées par les multiples solos de synthé qui respectent cette aura de nostalgie et dont l'empreinte rôde tout autour des 8 variations de “Dark Summer”. Après un "Variation #3" qui regroupe les principaux éléments des 2 premiers titres de ce nouvel opus de Lone Wolf, "Variation #4" augmente le degré d'intensité avec une très bonne ligne de basse qui solidifie une structure légèrement plus vivante mais aussi nourrie d'éléments de mélancolie accentués. Le mouvement du séquenceur fait sautiller et valser ses touches dans un paysage sonique embuée de cette couche d'obscurité qui enveloppe l'essence de “Dark Summer”. Nous plongeons littéralement au cœur du rock cosmique français des années 70 avec cette structure qui flotte au gré de ses nombreux solos porteurs de mélodies mélancoliques.
"Variation #5" est ce genre de titre qui marque nos oreilles au fer rouge. Le mouvement reste toujours aussi délicat que ces odes lyriques qui enveloppent la sombre candeur de “Dark Summer”. Mais les séquences affichent une splendide marche de la morosité avec des touches qui alternent avec une vélocité réprimée par un voile de poussières d'étoiles mourantes. La ligne de basse étend son vélum d'obscurité, amplifiant encore plus la présence d'intensité qui recouvre ce superbe titre. Et si on trouve ce moment séduisant, ce n'est rien comparé avec le chant du synthé qui jette un voile de larmes entre nos oreilles. Splendide. "Variation #6" épouse un peu la courbe de "Variation #5", mais avec plus de fluidité dans le mouvement et dans les harmonies du synthé. La 2ième partie du titre valse avec autant de grâce qu'une ballerine sur un tapis de tessons érodés. Après une introduction garnie par une chorale de chants austères, "Variation #7" présente la partie la plus animée de “Dark Summer” avec des impulsions d'une bonne ligne de basse. Des séquences cristallines tintent et forment un chant sibyllin qui est pourchassé par ces lignes de chœur et par un autre beau solo de synthé en mode vintage années 70 de l'École Française. "Variation #8" clôture “Dark Summer” avec un mouvement plus vif, on reste toujours dans le domaine des rythmes ambiants, qui respire comme un moment de liberté retrouvé à travers un album intensément mélancolique qui séduit tout autant que les œuvres précédentes de MoonSatellite. Et ce même si nettement plus ambiosphérique.

Sylvain Lupari (29 Juin 2017)
Vidéo de Variation #2



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