lundi 1 mai 2017

KRYFELS: Dreamland (2017)

“Dreamland is a delicious cocktail for the fans of the vintage years of EM where Schulze, Tomita and Vangelis amazed our greedy and always unbelieving ears”
1 Metabolic Connection 6:13
2 Subconcious Entry 5:39
3 Floating Point 5:48
4 Synchronicity 5:58
5 Time Abolition 5:24
6 Relative Reality 6:14
7 Psychic Indegestion 7:08
8 Reconfiguration 3:43
9 Dreamland 5:23
10 Internity 6:21

Kryfels Music (CD 58:04) ****½
(Vintage EM with cosmic rhythms)
Tones which screech as the sound of church bells which are suffocated by a horde of specters, "Metabolic Connection" melt in our ears with these blades of synth which derive on a cosmic water. Without losing one second, Kryfels announces us the colors of “Dreamland”. In a work filled with the perfumes of Vangelis' s post-apocalyptic approach in Blade Runner, “Dreamland” is a temporal journey in the vintage years with a very contemporary tone. The ten presented titles are jewels of ambient music where we treat our ears with a pallet of tones which have no borders. But music totally for ambient spaces? Not in its entirely! There are movements of lively rhythms which run in loops in what we call motionless cosmic rhythm, like the passive fury of "Subconcious Entry" which pulls our ears of a comfortable episode of space meditation. Here as everywhere, the armada of synth layers waltzes as slowly as a parade of snails going to the kettle. Even behind the livelier movements, as in "Subconcious Entry" and the brilliant "Psychic Indegestion". "Subconcious Entry" ends its race in layers of ether which also embalm the atmospheres of "Floating Point" which is as appealing as "Metabolic Connection" with slow winged movements of which the delicate nuances, as well as their shadows, surround our senses, propelling sometimes sound waves which caress us with a veil of prism. A blend between Vangelis and Tomita, the opening of "Synchronicity" throws a little of gloom with tragic sighs which cry underneath a night ornamented of a million stars. There are very beautiful Vangelis layers which agglutinate as in a slow waltz where we dance with the shadows. Cosmic airs agree to pour their sighs in symbiosis with the tears of "Synchronicity", amplifying this sensation of heavy nostalgia which surrounds this title. After an introduction full of glaucous and hoarse tones, "Time Abolition" espouses one of these cosmic dances which make the delights of the music lovers of cosmic ambiences.
Kryfels injects effects which remind us that EM of the vintage years evolved with sonic coquetries which were all the opposite of the charms of a sensual musical approach. Except that "Relative Reality" makes me lie with loops of rhythm which roll in loops within an electronic decoration adorned of its most beautiful assets. I like this mixture of organic tones which limp awkwardly in synth layers of which the cosmic impetuses are filled with astral voices. A concert of astral voices and a very beautiful piece of EM! "Psychic Indegestion" offers the best moments of “Dreamland” with a movement of lively rhythm which flickers as a thick cloud of butterflies challenging strong winds after a slow agony of groans carried by the strength of the cosmic currents. The moods possess this dramatic and poignant stamp cachet which surrounds almost all of this 4th album of Kryfels who adds elements of charms here, as these singings of whale calves misled above, these slow oceanic blades which come to caress our ears and these cosmic elements which come to titillate them. Short and intense, "Reconfiguration" does the effect of a slow procession under huge howling winds. A heavy bass effect throws a veil of emotion, such as dark strength of a Machiavellian organ, and a weight of human drama in this walking supported by a choir of angels and cabalistic monks. The title-track is quite in contrast at the level of the atmospheres which surround “Dreamland”. Here the tone is light, almost maternal, with brilliant arpeggios which glitter as in a beautiful rocking chair for solitary child. A soft lullaby without a sibylline veil and with a synth which loses sighs of violins and throws chirpings of cloned birds as well as sound effects of a universe which is at light-years from our. It's very beautiful! "Internity" ends “Dreamland” by reminding to us of what he is mainly made of. Of slow dying sound waves, of a magma of synth layers of which the masses sign movements of waltzes in slow motion, of cosmic effects more than looked for and of fragments of melodies which melt before splitting. A delicious cocktail for the fans of the vintage years of EM where Klaus Schulze, Tomita and Vangelis amazed our greedy and always unbelieving ears.
Sylvain Lupari (May 1st, 2017)
http://synthsequences.blogspot.ca/
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-CHRONIQUE EN FRANÇAIS-
Des tonalités qui crissent comme le son des cloches d'une église qui sont étouffés par une horde de spectres, "Metabolic Connection" fond dans nos oreilles avec ces lames de synthé qui dérivent sur une eau cosmique. Sans perdre une seconde, Kryfels nous annonce les couleurs de “Dreamland”. Dans une œuvre bourrée des parfums de Vangelis et de son approche post-apocalyptique à la Blade Runner, “Dreamland” est un voyage temporel dans les années vintage avec une tonalité très contemporaine. Les 10 titres présentés sont des bijoux de musique d'ambiances où l'on régale nos oreilles avec une palette de tonalités qui n'ont pas de frontières. Mais musique totalement pour ambiances? Pas dans son entièreté! Il y a des mouvements de rythmes vifs qui roulent en boucles dans ce qu'on appelle rythme cosmique stationnaire, comme la furie passive de "Subconcious Entry" qui tire nos oreilles d'un confortable épisode de contemplativité. Ici comme partout, les nappes de synthés valsent aussi lentement qu'une parade d’escargots allant dans la bouilloire. Même derrière des mouvements plus animés, comme "Subconcious Entry" et le génial "Psychic Indegestion". "Subconcious Entry" termine sa course dans des nappes d'éther qui embaument aussi les ambiances de "Floating Point" qui est aussi séduisant que "Metabolic Connection" avec de lents mouvements ailés dont les délicates nuances ainsi que leurs ombres entourent nos sens, propulsant parfois des vagues qui nous caressent avec un voile de prisme. Un croisement entre Vangelis et Tomita, l'ouverture de "Synchronicity" jette un peu de morosité avec des soupirs tragiques qui pleurent sous une nuit ornée d'un million d'étoiles. Il y a de belles nappes très Vangelis qui s'agglutinent comme dans une lente valse où l'on danse avec les ombres. Des chants cosmiques acceptent de verser leurs soupirs en symbiose avec les larmes de "Synchronicity", amplifiant cette sensation de lourde nostalgie qui entoure ce titre. Après une introduction gorgée de tonalités glauques et rauques, "Time Abolition" épouse une de ces danses cosmiques qui font les délices des amateurs de musique d'ambiances cosmiques.
Kryfels injecte des effets qui nous rappelle que la MÉ des années vintage évoluait avec des coquetteries soniques qui étaient tout le contraire des charmes de la sensualité musicale. Sauf que "Relative Reality" me fait mentir avec des boucles de rythme qui roulent en boucles dans un décor électronique décoré de ses plus beaux atouts. J'aime ce mélange de tonalités organiques qui clopinent maladroitement dans des couches de synthé dont les élans cosmiques sont imprégnés de voix astrales. Un concert de voix astrales et un très beau morceau de MÉ! "Psychic Indegestion" offre les meilleurs moments de “Dreamland” avec un mouvement de rythme vif qui papillonne comme une nuée de papillons défiant des vents forts après une lente agonie de gémissements portée par la force des courants cosmiques. Les ambiances possèdent ce cachet dramatique et poignant qui entoure la quasi-totalité de ce 4ième album de Kryfels qui ajoute des éléments de charmes ici, comme ces chants de baleineaux égarés là-haut, ces lentes lames océaniques qui viennent caresser nos oreilles et ces éléments cosmiques qui viennent les titiller. Court et intense, "Reconfiguration" fait l'effet d'une lente procession sous des vents hurlants. Une lourde basse jette un voile d'émoi, comme la ténébreuse puissance d'un orgue machiavélique, et un poids de drame humain à cette marche appuyée par une chorale d'anges et de moines cabalistiques. La pièce-titre est tout en contraste au niveau des ambiances. Ici le ton est léger, quasiment maternel, avec des arpèges brillants qui miroitent comme dans une belle berceuse pour enfant solitaire. Une douce berceuse sans voile sibyllin et avec un synthé qui égare quelques soupirs de violons ainsi que des pépiements d'oiseaux clonés et des effets sonores d'un univers qui est à des années-lumière du notre. C’est très beau! "Internity" termine “Dreamland” en nous rappelant de quoi il est principalement fait. De lentes ondes soniques agonisantes, un magma de nappes de synthé dont les enchevêtrements signent des mouvements de valses très en ralentis, des effets cosmiques plus que recherchés et des bribes de mélodies qui ont fondues avant de se scinder. Un délicieux cocktail pour amateurs de MÉ des années vintages où Schulze, Tomita et Vangelis étonnaient des oreilles gourmandes et toujours incrédules.

Sylvain Lupari (01/05/2017)

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