mercredi 3 mai 2017

JAVI CANOVAS: Oscillations (2016)

“Fans of good old Berlin School, of sequencer-based style; Oscillations is for you”
1 Part I 25:05
2 Part II 27:50

Javi Canovas Music (DDL 52:55) ****
(Vintage Berlin School)
Oscillations” ends a very 2016productive year for Javi Canovas with a return to basics. A return to the roots of pure Berlin School. Built upon two long music structures, of an average time of 26 minutes, which are organized on phases of rhythms in continual movement, this 4th opus of the Canary Islands' own synth wizard in 2016 exploits the themes of Berlin School with this sound so particular to the atmospheres of Javi Canovas.
A small fluty jet releases a series smoke eruptions which hide sequences starved for rhythm under construction, for rhythm in demolition. "
Part I" begins this last sound journey of JC in 2016 with a swarm of sequences which flicker quickly in a circular movement. Then a synth unwinds acrobatic solos while other sequences soaked of organic tones try to substitute the rhythm to those a little more analog tone. Some nice synth tears caress this first transformation of "Part I" whose rhythm without column scatters its sequences in synth layers which waltz slowly and with melancholy. This first rhythmic demolition of "Part I" stretches its sufferings up to the doors of the 8th minute when “Oscillations” proposes a good ambient rhythm for the next 9 minutes of "Part I". The sequencer throws a first line of bass sequences from which the hesitating gap in the furtive and circular movement allows another line of sequences to releases keys which jump promptly in a tube too narrow to make the rhythm overflow. The effect gives a steady rhythm where we roll of the neck and we tap fingers while the harmonies, some are sequenced, come from a synth and from its weeping soloes. This is good Berlin School with a psychotronic touch a la Neuronium in their years of electronic boldness. The finale is as much muddled up as the opening with pieces of rhythms which seek to get in a proper order of beat. Good Javi Canovas!
"
Part II" proposes the same ill-assorted tangent as the 25 minutes of "Part I". The intro is made of nice layers which float with a meditative effect. The nuances are good, going from joy to greyness. The rhythm turns up at around the 2nd minute with a horde of sequences which hunt those pensive fragrances by a lively movement which makes us travel in the years of Tangerine Dream's Encore. The tiny differences in the skeleton of rhythm and the gyrating effects of the movement are as attractive as these synth solos which roam like to hang on a sigh to our memories. Magnetizing, this first rhythmic phase of "Part II" gets lost in clouds of ether and in the twisted lamentations of a synth in mode as meditative as psychotronic. And it’s the moment chosen by Javi Canovas to present wild rhythmic phase with a furious rotary movement which rolls under the mute blows of a bass line and especially under attacks of a synth with solos as much vertiginous as the loops of rhythms. It's like a rhythmic roller coaster which go and come in audacious solos and floating layers which will seek farther for a den of serenity. It's the wildest, the most livened up moment of “Oscillations”. And this structure of rhythm doesn't die in the 17th minute. Oh that not! It returns, weakened and tamed by these divinatory layers, for a last lap which is just well measured in order to justify another listening of another good album from Javi Canovas who always manages to play one's card right, even in this year of massive production. Fans of sequencer-based style, “Oscillations” is for you.

Sylvain Lupari (May 3rd, 2017)
http://synthsequences.blogspot.ca/
You can find this album on the Bandcamp page of Javi Canovas
here


-CHRONIQUE EN FRANÇAIS-
“Oscillations” termine une année 2016 très productive pour Javi Canovas avec un retour aux sources. Un retour aux racines de la Berlin School pure. Monté sur deux longues structures musicales, d'une durée moyenne de 26 minutes, qui sont organisées sur des phases de rythmes en continuel mouvement, ce 4ième opus du synthésiste des Îles Canaries en 2016 exploite les thématiques de la Berlin School avec ce son si particulier aux ambiances de Javi Canovas.
Un jet quelque peu flûté libère une série d'éruptions de fumée où se cachent des séquences affamées pour du rythme en construction, du rythme en déconstruction. "Part I" débute ce dernier voyage sonique de JC en 2016 avec un essaim de séquences qui papillonnent rapidement dans un mouvement circulaire. Un synthé déroule des solos acrobatiques alors que d'autres séquences imbibées de tonalités organiques tentent de substituer du rythme à celles un peu plus analogues. De belles larmes de synthé caressent cette première mutation de "Part I" dont le rythme sans colonne disperse ses séquences dans des nappes de synthé qui valsent lentement et avec mélancolie. Cette première déconstruction rythmique de "Part I" étire ses souffrances jusqu'aux portes de la 8ième minute où “Oscillations” propose un bon rythme ambiant pour les 9 prochaines minutes de "Part I". Le séquenceur lance une 1ière ligne de basse séquences dont l'écart hésitant dans le mouvement furtif et circulaire permet à une autre ligne de séquences de libérer des ions qui papillonnent dans un tube trop étroit pour faire déborder sa structure rythmique. L'effet donne un rythme stable où l'on roule du cou et on tapote des doigts alors que les harmonies, certaines sont séquencées, proviennent d'un synthé et de ses solos pleureurs. C'est du bon Berlin School avec une touche psychotronique à la Neuronium dans ses années d'audace électronique. La finale est aussi déraillante que l'ouverture avec des morceaux de rythmes qui cherchent à se rabouter. Du bon Javi Canovas!
"Part II" propose la même tangente disparate que les 25 minutes de "Part I". L'intro est coulée dans de belles nappes qui flottent avec un effet méditatif. Les nuances sont belles, allant de la joie à la grisaille. Le rythme se pointe vers la 2ième minute avec une horde de séquences qui chassent les fragrances pensives par un mouvement vif qui nous fait voyager dans les années Encore de Tangerine Dream. Les nuances et les effets giratoires du mouvement sont aussi séduisants que ces solos de synthé qui flânent comme pour accrocher un soupir à nos souvenirs. Magnétisante, cette 1ière phase rythmique de "Part II" se perd dans des nuages d'éther et les lamentations torsadées d'un synthé en mode autant méditatif que psychotronique. Et c'est là que Javi Canovas une présence rythmique effrénée avec un mouvement rotatif endiablé qui roule sous les coups sourds d'une ligne de basse et surtout sous des attaques d'un synthé aux solos aussi vertigineux que les boucles de rythmes. C'est comme des montagnes russes rythmiques qui vont et viennent dans des solos audacieux et des nappes flottantes qui chercheront plus loin un repaire de sérénité. C'est le moment le plus animé, le plus sauvage de “Oscillations”. Et cette structure de rythme ne meurt pas à la 17ième minute. Oh que non! Elle revient, affaiblie et domptée par ces nappes divinatoires, pour un dernier tour de piste qui est juste assez bien dosé pour justifier une autre écoute d'un autre bel album de Javi Canovas qui réussit toujours à bien tirer son épingle du jeu, même dans cette année de production de masse. Fans du genre sequencer-based style, “Oscillations” est pour vous.

Sylvain Lupari (03/05/2017)

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