dimanche 28 mai 2017

BETWEEN INTERVAL: Legacy (2017)

“Everything is so beautiful and lyrical on Legacy and this is why this album needs to be approached with an open mind”
1 The Tunnel 3:23
2 On Track 4:04
3 Accelerant 6:21
4 The Hour Appointed 5:00
5 Septimal Laws 4:25
6 Fields of Neptune 5:12
7 The Outer Shell 8:17
8 Gravity Core 5:46
9 Inner Guidance 7:11
10 Closing In 1:40

Spotted Peccary ‎– SPM-1605 (CD/DDL 51:20) ****
(Ambient, ambient beats, Électronica, Berlin School)
It's with patience that we discover beautiful jewels. Some very beautiful music! As this last album of Between Interval which took a long time to come after the attractive and enigmatic The Edge of a Fairytale released in 2009. And to fill this wait, let's say that Stefan Strand returns in a very great shape after a silence of very close to 8 years from the radar music. And his comeback sounds very pleasant, even if I needed at least 5 good listening before falling under its charms.
Rather furtive bass pulsations are piercing an opaque wall of cerulean droning. Percussive effects get in at the same time that a line of sequences loosens an oscillating stroboscopic approach. These combined elements forge one dense rhythmic skeleton among which the knocks and the ill-assorted jingles smother the rather organic tone of the sequences. This motionless rhythm of "The Tunnel" progresses without ever overflowing in an impermeable atmosphere sewn by a shower of synth lines which shapes a sound panorama as charming as intriguing. Dusts and mists of "The Tunnel" are absorbed by the splendid "On Track" and its charmingly lascivious structure of rhythm which skips between a delicate drumming of sequences and percussive jingles. A very evasive melody lies down there, spreading its melancholy in a sound texture where the style Dub and Ambient House looks for a hidden recess in order to explode. The approach remains however taciturn and quietly the listener goes adrift towards "Accelerant" and its oscillating swell which spins in a tubular corridor. Scattered keyboard chords trace a melody dreamy and nostalgic, like in "On Track", but more in an ambient ethereal mode. They and weave a delicious contrast between its structure of rhythm. These melodic pearls fall like sonic tears throughout the soundscapes of “Legacy”, as in the very ambient and meditative "The Hour Appointed" of which the multiple percussive effects and the reverberations draw a gloomy vibe. "Septimal Laws", just like the superb "Gravity Core", brings us to the level of the snoring ambient and minimalist rhythms of Plastikman in the time of his Consumed. Two simply delicious titles of Techno ambient!
"Fields of Neptune" gets between our ears with good electronic effects and an immense sonic waves which metamorphose into a heavy awning compacted of sibylline songs of steel. A very Berlin School sequence signs an unstable rhythmic which circulates like a vertical auger in an encircling veil of a very striking sonic blue. Now, each title is linked in “Legacy”, giving a mix of styles rather difficult to buy from the first listening. Like this very ambient and restful "The Outer Shell" which nests between two opposites in a delicious cosmic mood. Stefan Strand slides these effects of percussions and piles the synth layers which have so many colors as elements of distant voices, giving so many reliefs to the landscapes of “Legacy”. "Gravity Core" is simply great in its suit of Richie Hawtin. Its snoring sequences resound up to the frontiers of "Inner Guidance", another rather Berlin School title in the vein of "Fields of Neptune" but with a more glaucous decoration in particular because of the resonances effects and the bass pulsations. Slowly this limping rhythm melts in a decoration of ambiences and murmurs to join the furrows of the winds of a space shuttle which derives in a cosmos where lie sonic hoops and their radiances which crumble off in the black.
I have to admit that I needed a very attentive listening before appreciating this last opus of Between Interval. Nevertheless, everything is beautiful and rather lyrical! I imagine that the avalanche of styles, which melt themselves in panoramas sometimes cosmic and sometimes earthly, can leave the fans of a kind or the other one on their appetites. As I, with the effects Plastikman. But in the course of listening, we discover a surprising album which I appreciate even more in every new listening. I hope now not to have to wait another 8 years for a suite to “Legacy”…

Sylvain Lupari (May 27th, 2017)
synth&sequences.com

-CHRONIQUE EN FRANÇAIS-
C'est avec la patience que l'on découvre de beaux joyaux. De la très belle musique! Comme ce dernier album de Between Interval qui s'est fait attendre après le séduisant et énigmatique The Edge of a Fairytale paru en 2009. Et pour combler cette attente, dites-vous que Stefan Strand nous revient en très grande forme après un silence de tout près de 8 ans du radar musique. Et les retrouvailles s'annoncent fort agréable, même s'il m'a fallu au moins 5 bonnes écoutes avant de tomber sous ses charmes.
Des basses pulsations assez furtives percent un opaque muraille de bourdonnements céruléens. Des effets percussifs s'invitent en même temps qu'une ligne de séquences délie une approche oscillatrice stroboscopique. Ces éléments combinés forgent une dense ossature rythmique dont les coups et les cliquetis disparates étouffent la tonalité plutôt organique des séquences. Ce rythme stationnaire de "The Tunnel" progresse sans jamais déborder dans une ambiance imperméable cousue par une ondée de lignes de synthé qui moule un panorama sonique aussi enchanteur qu'intrigant. Les poussières et brumes de "The Tunnel" sont absorbées par le superbe "On Track" et sa structure de rythme délicieusement lascive qui sautille entre un délicat tambourinement des séquences et des cliquetis percussifs. Une mélodie très évasive s'y couche, étalant sa mélancolie dans une texture sonique où le style Dub et Ambient House cherche un recoin pour exploser. L'approche reste toutefois taciturne et tranquillement l'auditeur dérive vers "Accelerant" et sa houle oscillatrice qui virevolte dans un couloir tubulaire. Des notes de clavier dispersés tracent une mélodie aussi rêveuse et nostalgique que dans "On Track", mais plus dans un mode ambiant éthéré et tissant ainsi un délicieux contraste entre sa structure de rythme. Ces perles mélodiques se disséminent comme des larmes soniques tout au long des paysages soniques de “Legacy”, comme dans le très ambiant et méditatif "The Hour Appointed" dont les multiples effets de réverbérations et percussifs tissent une ambiance glauque. "Septimal Laws", tout comme le superbe "Gravity Core", nous amène au niveau des ronflants rythmes ambiants et minimalistes de Plastikman du temps du magistral Consumed. Deux titres de Techno ambiant tout simplement délicieux.
"Fields of Neptune" embarque entre nos oreilles avec de bons effets électroniques et d'immenses vagues soniques qui se métamorphosent en un lourd velum compacté par des chants sibyllins d'acier. Une séquence très Berlin School signe une rythmique vacillante qui circule comme un taraud vertical dans un enveloppant linceul d'un bleu sonique très criant. Chaque titre s'enchaîne dans “Legacy”, donnant une macédoine de styles assez difficile à acheter à la première écoute. Comme ce très ambiant et très reposant "The Outer Shell" qui niche entre deux opposés dans une savoureuse ambiance cosmique. Stefan Strand y glisse ces effets percussifs et empile les nappes de synthé qui ont autant de couleurs que d'éléments de voix lointaines, donnant ainsi beaucoup de relief aux paysages d'ambiances de “Legacy”. "Gravity Core" est tout simplement jouissif dans son habit de Richie Hawtin. Ses séquences ronflantes résonnent jusqu'aux limites de "Inner Guidance", un autre titre assez Berlin School dans le genre de "Fields of Neptune" mais avec un décor plus glauque notamment à cause des effets de résonnances des basses pulsations. Doucement ce rythme clopinant se fond dans un décor d'ambiances et de murmures afin de joindre les sillons des vents d'une navette spatiale qui dérive dans un cosmos où jonchent des cerceaux sonores et leurs radiances qui s'effritent dans le noir.
Je dois admettre qu'il m’a fallu une écoute très attentive avant d'apprécier ce dernier opus de Between Interval. Pourtant, tout est beau et assez lyrique! J'imagine que l'avalanche de styles, qui se fondent dans des panoramas tantôt cosmique et tantôt terrestre, peut laisser les amateurs d'un genre ou l'autre sur leurs appétits. Comme moi avec les effets Plastikman. Mais au fil des écoutes, on découvre un étonnant album que j'apprécie encore plus à chaque nouvelle écoute. J'espère maintenant de ne pas avoir à attendre encore 8 ans pour une suite à “Legacy”…

Sylvain Lupari (27/05/2017)

Aucun commentaire:

Publier un commentaire