jeudi 27 avril 2017

LOST RADIANCE: Marly (2017)

“Here's a solid opus of EM built upon a lively sequencer-based style loaded of retro analog of the Berlin School moods”
1 Marly (Part 1) 9:40
2 Marly (Part 2) 6:11
3 Marly (Part 3) 7:00
4 Marly (Part 4) 8:54
5 Marly (Part 5) 7:26
6 Marly (Part 6) 7:50

Sense/Net | SN051 (DDL 47:05) ****½ 
(Sequencer-based style Berlin School)
Here is a splendid surprise that I almost forgot in the chinks of my lap-top. Who is Lost Radiance? It's a band of 4 Russian musicians (Alexander Asimov, Roman Rogov, Roman Zorin and Yuriy Miller) who simmer, together or in solo projects, an EM propelled by lively movement of sequencers or still flooded in dark atmospheres. “Marly” is a 2nd opus which is held far from the dark territories of Sirius Radiance, a Roman Rogov's dark ambient music project. And I have to admit that I was totally seduced by 5 superb movements, the finale is more serene, of sequencers which draw rhythms, and their subtle evolutions, in an electronic universe filled with these magnetizing perfumes of the analog universe.
Small butterflies filled with rhythmic tones frolic at the opening of "
Marly (Part 1)". A good layer of voices, emanating from the void, gives celestial airs to this rhythm so delicate as the webbed feet of a duckling which discovers its lake by making perfect circles. It's the bass line which precipitates things from the 2nd minute. Its keen palpitations add an always motionless swiftness while a wide band of bluish mist always gives a celestial privilege to this first title of “Marly”. Another lines of sequences, more crackling, gets in at the same moment as our duckling decides to modify the design of its circles. Rich in analog tones and fertile in the reshaping of an always motionless structure, here and all over “Marly” by the way, "Marly (Part 1)" is a very nice invitation to those who discover the universe of the Russian quartet. "Marly (Part 2)" does in very Berlin School with its introduction weaved with layers of vaporous mists which float like the vapors of a dream. A discreet line of arpeggios is undulating with a chant in the movement and electronic effects are chirping in the decor. Quite slowly the fog becomes a harmonious layer which reveals its seductive chant and of which the shadow, more musical, prints its Berliner imprint on "Marly (Part 2)". We can hear pulsations at the door of the two minutes. The rhythm is as smooth as a snake which hypnotizes its prey in an imaginary dance just as our senses have no chance to escape to the charms of this fascinating album of Lost Radiance. "Marly (Part 3)" is clearly the wildest track of “Marly”. The movement of the sequencer sculpts some small minimalist rhythmic loops while a 2nd movement espouses the curves with a light difference in the tone. This rhythmic movement modifies its pace in a mass of hypnotizing fog, firing up a rhythmic melodic which sounds like a derisive chant in a loud and wild rhythmic spiral. Delicious! Airy, "Marly (Part 4)" puts down an alternative movement which oscillates with hypnotic loops. The movement takes a more ethereal tangent in the middle. And as everything remains in movement in “Marly”, some percussive effects feed my ears always starved by these sequences which skip and pound, modifying even their paces, in a universe deprived of mists and of artifices from the synths. "Marly (Part 5)" is quite in contrast with a heavy and lively structure where bring out layers of Tangerine Dream's Jive years. It's a loud, boisterous and surprisingly musical sequencer-based style. My ears are always greedy for a style so heavy and effective at the level of the Mephistophelian effects. "Marly (Part 6)" lays down light arpeggios which ring as a rain finishes its tears in an ambience of melancholy. Others fall and shape a delicious sibylline air, which is as well near of a Halloween (the movie) ritornello than of the eternal light, that a huge layer of angelic voice attracts towards the void.
Offered in a downloadable format only, like the Lost Radiance's first album, Upon Us released in 2014, “Marly” is a very good album which is going to seduce the aficionados of an EM exhausted by lively and heavy structures of sequences. The atmospheres and the sound mass is just as much attractive with harmonies which draw their charms as much from the sequencers as the synths. Fans of Berlin School!? To your wallets!

Sylvain Lupari (April 27th, 2017)
synth&sequences.com
You will find this album on Lost Radiance's Bandcamp page here
-CHRONIQUE EN FRANÇAIS-

Voilà une excellente surprise que j'ai failli oublier dans les interstices de mon portable. Qui est Lost Radiance? C'est un groupe de 4 musiciens russes (Alexander Asimov, Roman Rogov, Roman Zorin et Yuriy Miller) qui mijotent, ensemble ou en projets solos, une MÉ propulsée par de vivants mouvement de séquenceurs ou encore noyée dans des ambiances ténébreuses. “Marly” est un 2ième opus qui se tient loin des territoires sombres de Sirius Radiance, projet de Roman Rogov. Et je dois admettre que j’ai été totalement séduit par 5 superbes mouvements, la finale est plus sereine, de séquenceurs qui dessinent des rythmes, et leurs subtiles évolutions, dans un univers électronique rempli de ces magnétisants parfums de l'univers analogue.
Des petits papillons gorgés de tonalités rythmiques folâtrent en ouverture de "Marly (Part 1)". Une nappe de voix, émanant du vide, donne des airs célestes à ce rythme aussi délicat que les pieds palmés d'un canardeau qui découvre son lac en effectuant des cercles parfaits. C'est une ligne de basse qui précipite les choses à partir de la 2ième minute. Ses palpitations frénétiques ajoutent une vélocité toujours stationnaire alors qu'une large bande de brume bleutée donne toujours un privilège céleste à ce premier titre de “Marly”. Une autre ligne de séquences, plus grésillantes, s'invite au même moment que notre caneton décide de modifier le design de ses cercles. Riches en tonalités analogues et fécond dans le remodelage d'une structure toujours immobile, "Marly (Part 1)" est une très belle invitation à ceux qui découvrent l'univers du quatuor russe. "Marly (Part 2)" fait dans le très Berlin School avec son introduction tissée avec des nappes de brumes vaporeuses qui ondoient comme les vapeurs d'un rêve. Une discrète ligne d'arpèges ondulent avec un chant dans le mouvement et des effets électroniques pépient dans le décor. Tout doucement le brouillard devient une nappe harmonique qui dévoile un séduisant chant dont l'ombre, plus musicale, imprime son empreinte Berliner sur "Marly (Part 2)". Des pulsations se font entendre à la porte des deux minutes. Le rythme est aussi coulant qu'un serpent qui hypnotise sa proie dans une danse imaginaire où les sens n'ont aucune chance d'échapper aux charmes de ce fascinant album de Lost Radiance. "Marly (Part 3)" est nettement le titre le plus animé de “Marly”. Le mouvement du séquenceur sculpte des petites boucles rythmiques minimalistes alors qu'un 2ième mouvement épouse les courbes avec une légère différence dans la tonalité. Ce mouvement rythmique modifie sa course dans une masse de brouillard hypnotisant, allumant une rythmique mélodique qui sonne comme un chant moqueur dans une spirale rythmique lourde et effrénée. Délicieux! Plus aéré, "Marly (Part 4)" dépose un mouvement alternatif qui oscille avec des boucles hypnotiques. Le mouvement prend une tangente plus éthérée en mi-parcours. Et comme tout reste en mouvement dans “Marly”, des effets percussifs nourrissent mes oreilles toujours affamées par ces séquences qui sautillent et palpitent, modifiant même leurs cadences dans un univers dénué de brumes et d'artifices des synthés. "Marly (Part 5)" est tout en contraste avec une structure lourde et vive où sortent des nappes à la TD des années Jive. C'est un style sequencer-based bruyant, entraînant et étonnement musical. Mes oreilles sont toujours avides d'un style aussi lourd et efficace au niveau des effets Méphistophéliques. "Marly (Part 6)" dépose des légers arpèges qui tintent comme la pluie achève ses pleurs dans une ambiance de mélancolie. D'autres tombent et façonnent un délicieux chant sibyllin, qui est aussi près d'une ritournelle à la Halloween (le film) que de la lueur éternelle, qu'une énorme nappe de voix angélique attire vers le vide.
Offert en format téléchargeable uniquement, comme le premier album de Lost Radiance Upon Us paru en 2014, “Marly” est un très bel album qui va séduire les amateurs d'une MÉ épuisée par de vivantes et lourdes structures de séquences. Les ambiances et la masse sonique est tout autant séduisante avec des harmonies qui puisent leurs charmes autant dans les séquenceurs que les synthés. Fans de Berlin School!? À vos portes-feuilles!

Sylvain Lupari (27/04/2017)
Vous allez trouver cet album sur le site Bandcamp de Lost Radiance ici

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