mercredi 12 avril 2017

INDRA: Archives-Gold Three (2015)

“What else to add if it's another very good album of mislaid tracks rediscovered for the most enjoyable pleasure of Indra's legion of fans”
1 Synapse 25:19
2 Le Talisman 9:08
3 Endorphin 1 (Live) 9:02
4 Endorphin 2 (Live) 4:06
5 Aeon Light 8:05
6 The Blue Waters 21:35

Indra Music (CD&DDL 77:03) ***½
(Minimalist Roumanian School)
Here is unarguably the quietest album, the album that shows most serenity, in this luxuriant collection of archives of the Rumanian synthesist. Written while Indra entered his phase Tantric Edition (a special collection which should reach 12 albums), the music of “Gold Three” breathes greedily of these magic airs which rock between soft divinatory ambiences and some even more charming, even more hypnotic, rhythms, showing that the one who had so much charmed us with the naivety found in The Call of Shiva had reached from now on a beautiful maturity at the level of the mastery of his music.
From the length of its 25 minutes, "
Synapsis" is a fascinating crush which leaves me perplexed. How Indra was able to hide us this small treasure of charms and of bewitchment? Oscillations pound and dance in a gyrating pattern while the ambiences are supported by a synth and its harmony, so frail as a young bird rapidly expanding, which stands up to these synth layers grumbling as hoarse breaths on an oasis building its mirages. The movement of sequences oscillates by showing two tonal colors which are in confrontation while percussions restructure quite a delicious seraphic trance. Like an architect of sounds that he became, Indra sprinkles the first 17 minutes of "Synapsis" of elements which captivate the hearing and nuances the color of the rhythm, as this dance of crystal clear chords which gambol while spreading a good harmonious rhythmic structure. The last 8 minutes plunge us into a phase of ambiences with seraphic voices which blow in a decor at both lunar and apocalyptic, in particular because of these threatening groans which dominated the charms of the introduction. Very quiet, "Le Talisman" is a symphony of winds and of their sibylline tints. Sound effects, astral waves, as breezes of cosmos, complete the panorama of a music composed consisted for a little astral journey. It continues with "Endorphin 1 (Live)" which is more seraphic and less enigmatic than "Le Talisman". Its first 6 minutes are an ode to serenity. A delicate rhythm hatches afterward. The meshing of bass pulsations and of percussions invite in a kind of cerebral trance which limps below the peacefulness of breezes to the soft inviting warmth. "Endorphin 2 (Live)" doesn't go for subtleties! The rhythm takes the shape of a Techno rather inviting to dance while the sequences which swirl from all over the pace are adding a spasmodic and jerky effect. "Aeon Light" is a beautiful piece of ambiences with peaks of emotionalism invited by crystalline arpeggios which tinkle with an emotive acuteness in the tones. It's one of those many nice titles of Indra's meditative moods. One would definitely imagine to be in cosmos! "The Blue Waters" begins with the usual effects of the genre. Huge waves fail on the bed dented of a reef under the attentive eye of a synth from which the tearful chants undulate of laziness and tie the oceans to cosmos. Chirping of stars accompany this lugubrious walking towards a first movement of rhythm knotted around sequences which skip at a brisk pace in a narrow circular tube. It's a pattern of very Indra static rhythm which pounds crazily in a quilted envelope which drops its orchestral arrangements until the accesses of a more balanced electronic rhythm. A rhythm always very minimalist, very hypnotic, which releases perfumes of Moondawn and Blackdance in a little livelier approach. It's some good Indra who scatters his effects, which changes a bit the speed of the rhythm, and who makes sing hi synth with acrobatic soloes before that "The Blue Waters" finds its way back to its genesis.
Gold Three” pursues this road of charms and surprises undertaken by
Indra who never stop to amaze by releasing small jewels scattered here and there, through a career that we didn't know that vast in time. There are beautiful moments here which are going enchant so much the emotion is there. So that sometimes, I have this strange impression that the Rumanian synthesist is very close to my ears when I listen to his music. Not you?

Sylvain Lupari (April 12th, 2017)
gutsofdarkness.com & synthsequences.blogspot.ca
You will find this album on the Eagle Music web shop here


-CHRONIQUE EN FRANÇAIS-

Voilà sans contredit l'album le plus tranquille, l'album qui affiche le plus de sérénité dans cette luxuriante collection d'archives du synthésiste Roumain. Composée alors qu'Indra entrait dans sa phase Tantric Edition (une collection spéciale qui devrait atteindre 12 albums), la musique de “Gold Three” respire avidement de ces airs magiques qui tanguent entre de douces ambiances divinatoires et des rythmes encore plus enchanteurs, encore plus hypnotiques, démontrant que celui qui nous avait tant charmé avec la naïveté trouvée dans The Call of Shivra avait désormais atteint une belle maturité au niveau de la maîtrise de sa musique. 
Du long de ses 25 minutes, "Synapse" est un étonnant coup de cœur qui me laisse perplexe. Comment Indra a-t'il put nous cacher ce petit trésor de charmes et d'envoûtements? Des oscillations palpitent et dansent dans un pattern giratoire alors que les ambiances sont soutenues par un synthé et son harmonie, aussi frêle qu'un oisillon en pleine croissance, qui tient tête à ses nappes de synthé râlant comme des souffles rauques sur une oasis en train de construire ses mirages. Le mouvement des séquences oscille en affichant deux couleurs tonales qui s'affrontent alors que des percussions restructurent le tout en une savoureuse transe séraphique. Comme un architecte des sons qu'il est devenu, Indra saupoudre les 17 premières minutes de "Synapse" d'éléments qui captivent l'ouïe et nuance la couleur du rythme, comme cette danse des accords limpides qui gambadent tout en étendant une belle structure rythmique harmonique. Les 8 dernières minutes nous plongent dans une phase d'ambiances avec des voix séraphiques qui soufflent dans un décor à la fois lunaire et parfois apocalyptique, notamment à cause de ces râles menaçant qui dominaient les charmes de l'introduction. Très tranquille, "Le Talisman" est une symphonie de vents et de ses teintes sibyllines. Des effets sonores, des vagues astrales, comme des brises du cosmos, complètent le panorama d'une musique composée pour un petit voyage astral. Ça se poursuit avec "Endorphin 1 (Live)" qui est plus séraphique et moins énigmatique que "Le Talisman". Ses 6 premières minutes sont une ode à la quiétude. Un délicat rythme éclot par la suite. Le maillage des pulsations et percussions basses invitent à une sorte de transe cérébral qui boitille sous la sérénité de brises aux douces chaleurs invitantes. "Endorphin 2 (Live)" ne fait pas dans la dentelle! Le rythme épouse une forme de Techno assez invitante à la danse alors que les séquences qui tournoient tout autour ajoutent un effet spasmodique et saccadé.

"Aeon Light" est un beau titre d'ambiances avec des pointes d'émotivité invitées par des accords cristallins qui tintent avec une acuité émotive dans les tons. C'est un des très beau titres d'ambiances méditatives d'Indra. On se croirait définitivement dans le cosmos! "The Blue Waters" commence avec les effets d'usage. De grosses vagues échouent sur le lit cabossé d'un récif sous l'œil attentif d'un synthé dont les chants larmoyants ondoient de paresse et attachent les océans au cosmos. Des pépiements d'étoiles accompagnent cette lugubre marche vers un premier mouvement de rythme noué autour de séquences qui sautillent à vive allure dans un étroit tube circulaire. C'est une figure de rythme statique très Indra qui palpite follement dans une enveloppe cotonneuse qui échappe ses arrangements orchestraux jusqu'aux abords d'un rythme électronique plus pondéré. Un rythme toujours très minimaliste, très hypnotique, qui dégage des parfums de Moondawn et de Black Dance dans une approche un peu plus vive. C'est du bon Indra qui éparpille ses effets, qui nuance la vitesse du rythme et qui fait chanter son synthé avec des solos acrobatiques avant que "The Blue Waters" ne retrouve le chemin de sa genèse.
Gold Three” poursuit cette route de charmes et d'étonnements entrepris par Indra qui ne cesse de surprendre avec des petits bijoux éparpillés ici et là, à travers une carrière que l'on ne savait pas si étendue dans le temps. Il y a de beaux moments ici qui vont vous enchantez tellement l'émotion est au rendez-vous. Tellement que des fois, j'ai comme cette étrange impression que le synthésiste Roumain est tout près de mes oreilles lorsque j'écoute sa musique. Pas vous?

Sylvain Lupari (12 Avril 2017)

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