mardi 21 mars 2017

NORD: Rings of Fire (2017)

“Always soaked of influences of some of the greater names in EM, the music of Rings of Fire is among the best in the repertoire of the Roumanian synth wizard”
1 Ring I 13:54
2 Ignition 7:09
3 Ring II 7:35
4 The Scorpion 7:28
5 Ring III 11:38
6 About Life 6:26

Nord Music (DDL 54:14) ****
(Retro cosmic E-Rock a la Jarre)

A sequence! Its echo and its shadows which gallop a short moment guide the introduction of "Ring I" in a sort of fragrances which float like the vapors of a Jazz and of a Lounge ambient. Always in evolutionary mode, the music of Sztakics István Attila always arouses a curiosity which is transformed into an enthusiasm as soon as that Nord makes hear its charms. The first 2 minutes of "Ring I" are tinged by a melancholic approach as intimate as a piano-man in a Bar who floods our conversations misted by alcohol of a nostalgic envelope. A pulsating line presses the melancholy to get converted in approach a little more in the style of ambient progressive rock, as this impeccable work of Rick Wright in the Animals album. In spite of this line, the ambiences, weaved in good floating layers and of a seraphic choir, smother this deaf rhythm which continues to beat until this pulsatory line frees a twin. These two lines which beat at the door of the 6 minutes hunt these moods with a good French School approach where the rhythm gets adrift in a cosmos decorated with good synth solos. The percussions arrive in order to boost a little this approach which always remains a bit floating and where the solos sing and spin on a beautiful carpet of layers soaked of these delicious astral waves.
Contrary to
Pendulum, which contained good some nice electronic hymns fit to be heard on FM radios, Nord offers here an album which will ask more than a listening to satisfy those who have savored this album. In the other hand, the fans from the very beginning will be on familiar ground because “Rings of Fire” dives back into these more intimate and more fragile ambiences where the essences get dissolve in order to crystallize in those very nice evolutionary structures. "Ignition" is not really difficult to tame. Its introduction is more funeral and nibbles the same seconds at the meter than "Ring I". This opening is set ablaze by other beautiful solos which coo with acuteness on a line of sequences of which the lost keys seem to draw a first approach without backbone. These solos float in a very Schulze atmosphere for the first 120 seconds. The rhythm which follows always stay rather docile in its envelope of standstill, leaving all the place for solos and cosmic sound effects of the French School movement. The pulsations get more and more pressing and the ambiences get smother in this very dense sonic veil. These moods explode around the 3 minutes, letting escape a line of lively and pulsatory sequences as well as good electronic percussions. Conquered we are! The melody settles down a short time later. A poignant melody which sings in an intense atmosphere where the sequences skip like a herd of fleas on a blazing fire and the percussions explode in the thunders of the big boxes and of their dramatic influences. This is a superb 2nd part, but not as much as that of "Ring III" which is the highlight of “Rings of Fire” in my humble opinion. "Ring II" follows the same bases that Nord presents on this album with an introduction heavy of its ambiences always soaked into essences of the cosmos and with its 2nd part which explodes of a rhythm sometimes stationary, like here, and sometimes explosive like in "Ring III". "The Scorpion" borrow a more or less futuristic bend with feminine voices which recite sentences in English to the strong Germanic flavors in a sound veil filled up with special effects. The solos float, as well as bass pulsations and lines of sequences there which try to weld a rhythm which will succeed when it stays hardly 2 minutes in the meter. "About Life" is the answer to "The Scorpion"! Except that here the voice is a male one and that the ambiences gather themselves on a line of sequence which goes up and goes down in a shroud dramatic sound effects. The solos of synth are more harmonious there, as well as the line of sequence which weaves a pretty nice hypnotic movement. Percussions give more of biting to a structure which suddenly caresses the minimalist charms of Indra. And always this synth and its beautiful solos which come to the rescue of a rhythm became more ambient. Solos which are at the heart of an album where the ambient moods are passing in transit between the music of Jean Michel Jarre and Klaus Schulze, the vintage periods, and Indra, for the minimalist hymns. A little less strong than Pendulum, it’s true that the bar was very high, “Rings of Fire” remains a solid album of Nord and an album pleasant to listen to, the ears well wrapped in a headset. That’s EM my friends!

Sylvain Lupari (March 21, 2017)
gutsofdarkness.com & synthsequences.blogspot.ca

You will find this album on Nord Bandcamp page here
CHRONIQUE EN FRANÇAIS
Une séquence! Son écho et ses ombres qui galopent un court instant dirigent l’introduction de "Ring I" dans une sorte de fragrances qui flottent comme des vapeurs d’un Jazz et d’un Lounge ambiant. Toujours en mode évolutive, la musique de Sztakics István Attila suscite toujours une curiosité qui se transforme en engouement à mesure que Nord fait entendre ses charmes. Les 2 premières minutes de "Ring I" sont teintées d’une approche mélancolique aussi intimiste qu’un pianiste de Bar qui inonde nos conversations embuées d’alcool d’une enveloppe nostalgique. Une ligne pulsatrice presse la mélancolie de se convertir en approche un peu plus dans le style de rock progressif ambiant, comme ce travail impeccable de Rick Wright dans l’album Animals. Malgré cette ligne, les ambiances, tissées dans des belles nappes flottantes et de chœur séraphiques, étouffent ce rythme sourd qui continue de battre jusqu’à ce que cette ligne pulsatrice libère un jumeau. Ces deux lignes qui battent à la porte des 6 minutes chassent ces ambiances avec une belle approche à la French School où le rythme dévie dans un cosmos orné de bons solos de synthé. Les percussions arrivent pour vitaminer un peu cette approche qui reste toujours un peu flottante et où les solos chantent et virevoltent sur un beau tapis de nappes imprégnées de ces délicieuses ondes astrales.
Contrairement à Pendulum, qui contenait de bons hymnes électroniques très présentables sur les radios FM, Nord offre ici un album qui demandera plus qu’une écoute afin de satisfaire ceux qui ont savouré cet album. En contrepartie les fans de la première heure seront en terrain connu puisque “Rings of Fire” replongent dans ces ambiances plus intimistes et plus fragiles où les essences de se dissolvent pour se cristalliser en de belles structures évolutives. "Ignition" n’est pas vraiment difficile à apprivoiser. Son introduction est plus funèbre et grignote les mêmes secondes au compteur que "Ring I". Cette ouverture s’embrase avec d’autres beaux solos qui roucoulent avec acuité sur une ligne de séquences dont les ions perdus tracent une première approche sans épine dorsale. Ces solos flottent dans une ambiance très Schulze pour les 120 premières secondes. Le rythme qui suit reste toujours assez docile dans son enveloppe stationnaire, laissant toute la place aux solos et effets sonores cosmiques de la French School. Les pulsations se font de plus en plus pressantes et les ambiances étouffent dans ce voile sonique très dense. Ces ambiances explosent autour des trois minutes, laissant échapper une ligne de séquences vives et pulsatrices ainsi que des percussions électroniques. Conquis nous sommes, alors que la mélodie s’installe peu de temps après. Une mélodie poignante qui chante dans une ambiance intense où les séquences sautillent comme un troupeau de puces sur un feu ardent et les percussions explosent en roulements de grosses caisses et de leurs emprises dramatiques. Une superbe 2ième partie, mais pas autant que celle de "Ring III" qui est l’apothéose de “Rings of Fire” selon mon humble avis. "Ring II" suit les mêmes bases que Nord présente sur cet album avec une introduction lourde de ses ambiances toujours imbibées des essences du cosmos et sa 2ième partie qui explose d’un rythme tantôt statique, comme ici, et tantôt explosif comme dans "Ring III". "The Scorpion" emprunte un virage plus ou moins futuriste avec des voix féminines qui récitent des phrases dans un anglais aux fortes saveurs germaniques dans un tissu sonore d’ambiances gavé d’effets spéciaux. Des solos y flottent, de même que des pulsations basses et des lignes de séquences qui tentent de souder un rythme qui aboutira lorsqu’il reste à peine 2 minutes au compteur. "About Life" est la réponse à "The Scorpion"! Sauf que la voix est masculine et que les ambiances se recueillent sur une ligne de séquence qui monte et descend dans des effets sonores dramatiques. Les solos de synthé y sont plus harmonieux, de même que la ligne de séquence qui tisse un beau mouvement hypnotique. Des percussions donnent plus de mordant à une structure qui subitement caresse les charmes minimalistes d’Indra. Et toujours ce synthé et ses beaux solos qui viennent à la rescousse d’un rythme devenu plus ambiant. Des solos qui sont au cœur d’un album où les ambiances transitent entre les musiques de Jean Michel Jarre et Klaus Schulze, période vintage, et Indra, pour les hymnes minimalistes. Un peu moins consistant que Pendulum, c’est vrai que la barre était très haute, “Rings of Fire” reste tout de même un très bon album de Nord et un album agréable à écouter les oreilles bien enveloppées dans un casque d’écoute.
Sylvain Lupari (21/03/2017)

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